
La manifestation a rapidement dégénéré aux abords de la gare Centrale, où des protestataires ont incendié des arceaux à vélos et divers objets placés sur la chaussée, tout en tirant des feux d’artifice.
Face aux débordements, les autorités ont fermé la plupart des accès à la gare, ne laissant qu’une seule entrée ouverte. Les pompiers ont positionné un véhicule en attente à proximité, après qu’une première tentative d’intervention au Carrefour de l’Europe a été empêchée par des manifestants.
Peu après midi, la situation restait extrêmement tendue. Un hélicoptère de police survolait le centre-ville, tandis qu’un canon à eau était déployé pour empêcher de nouveaux incendies visant des vélos ou des poubelles. Les unités anti-émeute étaient massivement présentes autour de la gare, et les premières arrestations musclées ont eu lieu.
La police fédérale a confirmé que des incidents éclataient simultanément à plusieurs endroits de la capitale, perturbant le fonctionnement de plusieurs stations de métro. Plus tôt dans la matinée, un journaliste de Belga avait assisté à une intervention policière à la station Saint‑Guidon, à Anderlecht, où des jeunes avaient jeté des barrières sur les voies et vidé des extincteurs sur les quais.
Selon VRT NWS, environ 2.000 personnes participaient à la mobilisation en fin de matinée. Des groupes supplémentaires en provenance de plusieurs villes wallonnes étant annoncés en route vers Bruxelles.
La contestation s’inscrit dans un mouvement plus large contre les coupes budgétaires décidées par le gouvernement de la Fédération Wallonie‑Bruxelles. L’enseignement, qui représente près des trois quarts du budget communautaire, doit à lui seul économiser 300 millions d’euros dans les prochaines années.
Pour atteindre cet objectif, la ministre de l’Éducation, Valérie Glatigny, a présenté une série de réformes profondes. Elles prévoient notamment une réduction des moyens consacrés au matériel scolaire, une forte hausse des droits d’inscription dans l’enseignement supérieur et la suppression des nominations définitives. Les enseignants du deuxième et du troisième degré du secondaire devraient en outre prester 22 heures par semaine au lieu de 20, sans compensation salariale.
Le Parlement doit se prononcer sur l’ensemble du paquet de mesures, un vote qui pourrait encore attiser la colère des manifestants.