Affaire GrégoryLa grand-tante demande l'annulation de sa mise en examen

AFP
Jacqueline Jacob, grand-tante du petit Grégory, est mise en examen dans l'enquête sur le meurtre du garçon. Elle conteste son implication.
Photo non datée du petit Grégory Villemin, 4 ans, retrouvé noyé le 16 octobre 1984
Photo non datée du petit Grégory Villemin, 4 ans, retrouvé noyé le 16 octobre 1984.
© AFP

Mise en examen en octobre, soupçonnée d’être le “corbeau” qui a revendiqué l’assassinat, il y a plus de 40 ans, du petit Grégory dans les Vosges, sa grand-tante Jacqueline Jacob a déposé deux requêtes en annulation, a-t-on appris auprès de ses avocats.

Deux requêtes ont été déposées, ont confirmé à l’AFP Stéphane Giuranna et Alexandre Bouthier, deux des trois avocats de Mme Jacob, 81 ans, qui avait été mise en examen en octobre pour “association de malfaiteurs” en vue de la préparation à l’enlèvement de Grégory, confirmant une information initiale de BFMTV.

Elles visent notamment à demander à la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon de constater “la prescription de l’action publique” et ainsi d’annuler la mise en examen de Mme Jacob. La date de l’audience n’est pas encore connue.

Jacqueline Jacob est la grand-tante du petit Grégory, Villemin, retrouvé noyé pieds et mains liés à l’âge de quatre ans le 16 octobre 1984 dans la Vologne, une rivière des Vosges. Son époux est un frère de la grand-mère du petit garçon.

Mme Jacob est soupçonnée d’être l’un des corbeaux -- il y en aurait cinq selon une expertise -- qui ont menacé pendant des années la famille de Grégory Villemin. C’est elle qui aurait également revendiqué le meurtre de Grégory, selon les juges enquêteurs. Elle “conteste fermement les faits”, rappellent ses avocats.

Cette mise en examen “ne pèse pas bien lourd” et “ne vaut pas tripette”, avait fustigé en octobre Me Stéphane Giuranna, annonçant que la défense ferait appel, “sur la forme et sur le fond”.

“La justice n’apprend pas de ses erreurs”, avait dans le même temps estimé Me Alexandre Bouthier, évoquant notamment la première mise en examen de sa cliente, en 2017, pour “enlèvement et séquestration suivie de mort” et qui avait alors été emprisonnée durant quatre jours.

Cette mise en examen avait été annulée en mai 2018, pour un vice de forme.

Sollicité par l’AFP, le parquet général de Dijon n’a pas répondu dans l’immédiat.

Back to Top
CIM LOGO