
Les députés soulignent les “mécontentements et incompréhensions” qu’a suscité en Alsace la création en 2016 d’une région Grand Est englobant également la Lorraine et la Champagne-Ardenne, un ensemble jugé trop vaste et sans cohérence historique et géographique.
Le lancement en 2021 d’une “collectivité européenne d’Alsace” a été une “avancée forte” mais insuffisante, estiment-ils, appelant à franchir un pas supplémentaire en faisant de l’Alsace “une région de plein exercice”.
Ce retour de l’Alsace au plan institutionnel doit permettre “une plus grande simplicité de l’action publique” et une “simplification des démarches pour nos concitoyens qui n’auraient plus à chercher le bon interlocuteur parmi les différentes strates de collectivité”.
Il s’agit aussi de rapprocher “les centres de décisions des habitants” et de rétablir “un périmètre en cohérence avec la spécificité territoriale et transfrontalière de l’Alsace”, plaident les parlementaires dans un communiqué.
Le texte est signé par dix députés, issus du Modem (Hubert Ott, Bruno Fuchs), d’Horizons (Didier Lemaire, Vincent Thiébaut, Stéphanie Kochert) et de Renaissance (Charles Sitzenstuhl, Françoise Buffet, Charlotte Goetschy-Bolognese, Brigitte Klinkert, Bruno Studer).
Leur proposition de loi “s’inscrit dans le cadre d’un dialogue soutenu avec le gouvernement”, soulignent-ils. Ils espèrent que leur texte pourra être inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée au premier trimestre de l’année prochaine.