Horreur à LongwyDeux ans de violences sexuelles sur un ado passées sous silence dans un foyer

RTL Infos
Pendant près de deux ans, un adolescent de Longwy a subi des viols et des agressions sexuelles dans le huis clos familial.

Les faits se déroulaient dans sa propre chambre, où un jeune homme d’une vingtaine d’années, proche du compagnon de sa mère, venait régulièrement passer la nuit. L’adolescent, âgé de treize ans au moment du premier signalement, avait déjà alerté les autorités en décembre 2019. Mais sa mère avait balayé ses propos, affirmant qu’il mentait en raison de sa déficience mentale. Aucune mesure n’avait alors été prise, comme le relatent nos confrères du Républicain Lorrain ce jeudi.

Ce n’est qu’en septembre 2021 que la situation bascule, lorsque l’éducatrice du garçon se rend au commissariat de Nancy. L’enfant venait de révéler, lors d’un entretien au centre médico‑psychologique, l’existence d’agressions sexuelles répétées au domicile familial. Malgré cela, sa mère et son compagnon ont continué d’assurer qu’ils n’étaient au courant de rien et n’ont jamais déposé plainte.

L’enquête finit par rattraper l’auteur des faits en avril 2023. L’homme, aujourd’hui trentenaire, marié et père de trois enfants, passait régulièrement la nuit chez la mère et le beau‑père de l’adolescent, à l’insu de son épouse. Face aux enquêteurs, il reconnaît des actes de viol et d’agression sexuelle, tout en affirmant avoir vécu une relation « consentie » avec le mineur. Il admet lui avoir imposé des actes sexuels et prétend que l’adolescent était demandeur. Entre son placement en détention provisoire et son procès, les faits de viol ont été requalifiés en agressions sexuelles, avec l’accord de la partie civile.

Au fil des investigations, la mère finit par admettre que son fils lui avait parlé dès le premier épisode. Elle et son compagnon savaient qu’une relation s’était installée sous leur toit et n’ont jamais réagi. Le ministère public dénonce une indifférence totale face à des scènes de violences sexuelles commises sous leurs yeux, sans qu’aucune alerte ne soit donnée.

Le tribunal judiciaire de Val‑de‑Briey a condamné l’agresseur à cinq ans de prison ferme, assortis de sept ans de suivi sociojudiciaire. La mère et le beau‑père écopent respectivement de deux ans et d’un an et demi de prison avec sursis. Une grande partie de la peine principale a déjà été purgée. Aujourd’hui âgée de 19 ans, la victime vit toujours auprès de sa mère et de son beau‑père.

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