
La maison mère de Facebook et Instagram a également accepté de procéder à des changements significatifs dans le calibrage de ses produits pour les jeunes utilisateurs, selon un document versé mercredi au dossier, qui doit encore être validé par une juge fédérale d'Oakland (Californie).
L'annonce intervient une semaine après l'ouverture de ce procès retentissant, qui fait suite à deux autres dossiers similaires dans lesquels Meta a déjà été condamné, à Santa Fe (Nouveau-Mexique) et Los Angeles (Californie).
La coalition des Etats accusait Meta d'avoir menti sur les effets de ses réseaux sociaux sur les enfants et violé une loi fédérale relative aux données concernant les mineurs.
Ils réclamaient jusqu'à 200 milliards de dollars de pénalités.
De très nombreuses procédures sont encore en cours aux Etats-Unis, initiées par de jeunes utilisateurs reprochant à Meta d'avoir entraîné une addiction aux réseaux sociaux et accentué des troubles psychologiques et du comportement.
Le procureur de Californie, Rob Bonta, a salué l'accord qui, selon lui, "va rendre les réseaux sociaux moins dangereux pour les enfants", évoquant les "transformations massives" que Meta a consenti à effectuer dans le dispositif de protection des jeunes utilisateurs.
Meta va limiter par défaut les moins de 18 ans à deux heures par jour sur Instagram et Facebook cumulés et leur bloquer l'accès aux deux applications, hors messagerie, de minuit à 6h00, selon l'accord passé mercredi avec une cinquantaine d'Etats américains et soumis à l'approbation d'une juge fédérale d'Oakland (Californie).
Ces réglages, que seul un parent pourra assouplir, doivent entrer en vigueur au sein des Etats signataires dans les six mois. Les notifications seront aussi coupées de 22h00 à 07h00 et pendant les heures de classe, les compteurs de "likes" masqués et les filtres imitant la chirurgie esthétique désactivés.