ToulouseUn artiste s'enferme un mois dans une cage pour dénoncer l'emprise des Gafam

RTL Infos avec AFP
Vêtu d'une combinaison orange, l'artiste contemporain Damien Aspe compte rester un mois enfermé dans une cage métallique, dans la vitrine de sa galerie à Toulouse, pour dénoncer l'influence des réseaux sociaux et du numérique, dont les citoyens sont aujourd'hui "prisonniers".
L'artiste Damien Aspe visible à travers la vitrine de sa galerie, où il s'est enfermé dans une cage pour dénoncer l'emprise des GAFAM, le 28 avril 2028 à Toulouse
L'artiste Damien Aspe visible à travers la vitrine de sa galerie, où il s'est enfermé dans une cage pour dénoncer l'emprise des GAFAM, le 28 avril 2028 à Toulouse
© AFP

Sa performance invite notamment les jeunes à s'interroger sur leur rapport au numérique, la liberté d'expression et les formes contemporaines de contrôle par les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft).

"Qui détient le numérique, détient le monde", fait remarquer cet homme de 53 ans, dans son uniforme portant l'inscription "GAFAM Penitentiary".

Il s'accorde seulement une heure de promenade le matin et le soir, ainsi que deux jours de parloir où le public pourra échanger avec lui, explique-t-il.

Certes, le numérique est une opportunité, mais aussi "un facteur d'isolement social". "La pensée est cadrée par les réseaux sociaux et ses algorithmes", "l'information est très guidée", énumère-t-il à l'AFP.

L'artiste, originaire de Toulouse, compte rester jour et nuit dans sa cellule jusqu'au 27 mai, date d'un procès fictif que lui intenteraient les Gafam pour "violation des règles d'utilisation". Ce simulacre sera ouvert au public, avec un vrai avocat et un procureur à la retraite.

L'artiste Damien Aspe pose derrière la vitrine de sa galerie, debout dans une cage où il s'est enfermé pour dénoncer l'emprise des GAFAM, le 28 avril 2026 à Toulouse
L'artiste Damien Aspe pose derrière la vitrine de sa galerie, debout dans une cage où il s'est enfermé pour dénoncer l'emprise des GAFAM, le 28 avril 2026 à Toulouse
© AFP

C'est ce qu'il considère comme de la censure sur les plateformes d'une de ses oeuvres, générée par l'IA, "L'autocratie guidant ses ouailles" - due, affirme-t-il, au non-respect des normes sur la nudité - qui est à l'origine du procès fictif.

Pour cette oeuvre, l'artiste dit s'être inspiré du tableau d'Eugène Delacroix "La Liberté guidant le peuple" de 1830, qu'il considère comme "le premier exemple de photojournalisme de l'histoire" et souhaite s'inscrire dans cette démarche en étant témoin de son époque.

Back to Top
CIM LOGO