
Annulé en 2020 et 2021 à cause de la crise sanitaire, le Mondial du tatouage crée en 2013 est “mort”, selon un de ses fondateurs, le Français Tin-Tin, la société organisatrice ayant fait faillite.
Cette année, le tatoueur français revient avec un nouveau nom “Tattoo planetarium”, mais le principe reste le même: les 4, 5 et 6 novembre, 550 tatoueurs du monde entier sont attendus à la grande halle de la Villette pour tatouer, présenter leur travail et se rencontrer.
“On a poussé les murs”, affirme Tin-Tin. Le tatoueur du quartier de Pigalle, 57 ans, a été contraint de refuser certains exposants par manque de place. Le “graveur de couenne”, comme il aime se définir, espère entre “25.000 et 30.000" visiteurs tout au long du week-end. “Il y a un réel engouement sur internet, on leur a manqué”, affirme-t-il.
C’est à l’Américain Mark Mahoney et cinq autres poids lourds du secteur (Kari Barba, Filip Leu, Junko Shimada...) de décerner des prix récompensant les meilleures œuvres.
Figure du tatouage à Los Angeles, il a gravé la peau de stars comme Johnny Hallyday, Brad Pitt, Angelina Jolie ou encore Johnny Depp.
Dans son studio à Hollywood, il observe une évolution des tendances en matière de tatouage.
A côté des tatouages réalistes ou des œuvres d’inspiration japonaise recouvrant parfois le corps entier, “ce qui est à la mode aujourd’hui, ce sont de petits tatouages, très fins, représentant des objets du quotidien”, dit-il.
Une tendance qui trouve, selon lui, ses racines dans la crise sanitaire. “Les gens font plusieurs petits tatouages pour multiplier le plaisir qu’ils ressentent après s’être fait tatouer”, explique-t-il, un acte que les clients n’ont pas pu faire pendant les confinements successifs.