C'est ce qu'a décidé mercredi le Tribunal de l'Union européenne à Luxembourg, donnant ainsi raison à l'éditeur français des bandes dessinées "Astérix", Les Éditions Albert René. L'éditeur craignait que la réputation de sa propre marque ne soit ternie.
Une entreprise polonaise avait fait enregistrer "Obélix" en 2022 comme marque pour des armes, des munitions et des explosifs. L'éditeur a demandé à l'Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) de déclarer la marque nulle. Celui-ci a toutefois rejeté la demande, arguant notamment que la notoriété de la marque antérieure n'était pas suffisamment prouvée.
La maison d'édition a alors saisi le Tribunal de l'Union européenne. Celui-ci a désormais annulé la décision de l'EUIPO. Il a expliqué que l'Office avait commis des erreurs dans son analyse. Il a notamment été constaté que des éléments de preuve montrant l'utilisation de "Obelix" en combinaison avec "Astérix" n'avaient pas été pris en compte.
La société polonaise peut encore faire appel de l'arrêt du Tribunal devant l'instance supérieure, la Cour de justice de l'Union européenne.