
Certains d’entre vous connaissent peut-être déjà le festival, mais saviez-vous qu’il a accueilli certaines des figures les plus emblématiques du monde de la musique ?
Des légendes comme Ella Fitzgerald, Duke Ellington et José Carreras ont foulé les scènes du festival, laissant ceux qui ont eu la chance d’assister à leurs prestations dans l’émerveillement.
Ne vous fiez pas à sa taille relativement petite ! Cette petite ville luxembourgeoise a réussi à attirer des stars du monde entier. L’attrait ne réside pas seulement dans le décor époustouflant de la ville (dotée d’un magnifique château), avec ses rues charmantes et son architecture historique, mais aussi dans l’engagement du festival à combiner la représentation théâtrale et la musique.
Depuis plus d’un demi-siècle, le festival a réussi à offrir à son public un programme unique, avec des productions de théâtre musical, des pièces captivantes et des spectacles mémorables.

Pour consulter le programme de cette année, suivez le lien vers le site web officiel ici.

“Elle est venue, elle a chanté, elle a marqué !”, peut-on lire au début de la critique du concert d’Ella Fitzgerald par le Wort en 1969.
La ville de Wiltz était en effervescence lors de l’ouverture du festival de Wiltz le 15 juin 1969, quand environ 1.200 invités sont venus voir la plus grande vocaliste qui avait émergé de la musique de jazz jusqu’alors. Le prix d’entrée inhabituellement élevé (500 francs à l’époque) n’a pas empêché les Luxembourgeois de venir voir la grande interprète se produire en direct.
L’ouverture du festival a été marquée par la présence de nombreuses vedettes et de nombreux invités d’honneur. Parmi eux, le ministre d’État Pierre Werner, les ministres Jean Dupong, Eugène Schaus, Gaston Thorn et Marcel Mart, le professeur Alphonse Arend et le directeur Georges Hausemer de l’Office national du tourisme.
L’administration municipale a organisé une élégante réception à l’hôtel de ville, où les artistes se sont mêlés aux invités de marque, créant une atmosphère de paillettes et de glamour. Le maire a remis personnellement un bouquet de fleurs à l’emblématique Ella Fitzgerald, dont la voix enchanteresse a fait chavirer les cœurs dans le monde entier.
Pendant qu’elle interprétait la ballade “Devil Moon”, Ella n’a pas pu s’empêcher de remarquer les bruits incessants des nombreux photographes qui prenaient des clichés, ce qui l’a manifestement dérangée. Elle n’a pas pu s’empêcher de dire : “clic, clic, clic... vous n’entendez pas le concert ?”. Ses paroles ont trouvé un écho auprès de tous les mélomanes présents, qui pensaient eux aussi que cette sublime ballade, à la beauté lyrique envoûtante, méritait d’être savourée sans interruption.
L’affiche de 1969 proposait en plus du concert d’Ella Fitzgerald, un concert de Bach, ou encore l’opéra Prinz Friedrich von Homurg.