"Bâtard Sensible"L’humour cru de Kominek régale le Casino 2000

Raphaël Ferber
L’humoriste suisse Alexandre Kominek a poussé les curseurs à fond vendredi soir au Casino 2000 de Mondorf, où il présentait pour la première fois au Luxembourg son one-man-show « Bâtard Sensible ».
© Claude Piscitelli

Autant le dire tout de suite : on ne pourra pas raconter avec les mêmes mots qu’Alexandre Kominek le spectacle déjanté “Bâtard Sensible” que l’humoriste suisse a joué sur la scène du Casino 2000, vendredi soir. Déjà, parce que ça n’aurait certainement pas la même saveur. Le comédien de 35 ans maintient une énergie constante sur scène, n’économise pas ses « air » coups de reins et use du micro pour mimer des situations qu’il est facile de deviner quand on s’est un minimum renseigné sur le thème principal développé dans ce one-man-show. Le sexe.

Et puis, parce qu’il ne ment pas quand il résume son spectacle à “un carnet de voyage érotico-pornographique” parfois imagé, souvent très explicite et finement écrit. Ceux et celles qui ont l’habitude d’écouter ses chroniques sur France Inter ont pu constater que, à l’écart des caméras (il était interdit de filmer quoique ce soit avec son téléphone), l’humoriste poussait les curseurs beaucoup plus loin.

En se glissant dans la peau d’un alter ego à Julio Iglesias, Alexandre Kominek a mis très vite les 900 spectateurs du Casino 2000 dans le bain : sous la ceinture, c’est le feu en permanence. De quoi faire l’amour “cinq fois à tout le Luxembourg”. Un Grand-Duché qu’il a évoqué parfois, mais sans jouer sur son pouvoir d’achat comme il l’avait vaguement envisagé lors de notre interview quelques semaines avant son passage à Mondorf.

De sa série de « dates » interminables avec la même femme qui le mène à une journée accrobranche insoutenable sur le plan sexuel, à une escapade nocturne et hautement improbable dans une boîte gay de Madrid : ce mâle « alpha » plonge les spectateurs dans des situations hilarantes en flirtant continuellement et joyeusement avec la vulgarité.

L’humoriste suisse affiche aussi un talent certain lorsqu’il s’agit de passer d’un personnage à un autre, et même à un iguane, Billie, de qui il apprend une leçon de vie qui ne cesse de le suivre partout où il va : « il faut bibre des sosses » (traduction : « il faut vivre des choses »). Pendant plus d’une heure et demie, les spectateurs du Casino 2000 en ont vécu, des choses. Presque épuisés d’avoir tant ri.

© Claude Piscitelli

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