
Le conflit opposant Dominique Valdès, artiste peintre de 65 ans et propriétaire de Rémi, un matou au pelage roux, à son voisin retraité alimente la chronique depuis plus de deux ans valant au félin un début de célébrité nationale.
Rémi se voit reprocher ses multiples escapades dans le jardin adjacent pour y faire ses besoins et d’avoir déjà uriné sur une housse de couette à l’intérieur de la maison. En juillet 2024, sa propriétaire était assignée devant le tribunal civil de Béziers par son voisin retraité.
Le 17 janvier 2025, Mme Valdès a été condamnée à verser 450 euros de dommages et intérêts, à empêcher les intrusions du chat -sous peine d’une astreinte de 30 euros par jour de retard- et à lui payer la somme de 800 euros au titre des frais de procédure.
Six mois plus tard, le voisin a réclamé que les astreintes soient “liquidées”, puisque, selon lui, le matou continue à sauter le mur séparant les deux propriétés.
Dans son jugement rendu mardi, le juge de l’exécution du tribunal civil a considéré que les photos fournies à l’audience en février par le plaignant ne permettaient d’attester “avec certitude” qu’il s’agissait bien de Rémi que pour une période de 12 jours, selon un communiqué du tribunal.
En conséquence, l’astreinte a été “ramenée à la somme de 100 euros”, le juge ayant également tenu compte de la “difficulté” pour la propriétaire d’empêcher son chat de rejoindre l’habitation voisine.
Le magistrat n’a, en outre, pas imposé de nouvelles astreintes, estimant qu’il n’est pas possible d’empêcher ce comportement “inhérent à la nature du chat et échappant au contrôle raisonnablement attendu de son propriétaire” sans “recourir à des mesures susceptibles de porter atteinte à son bien-être”.
Toutefois, cela ne “dispense pas la propriétaire de son obligation de faire cesser l’intrusion du chat” chez le voisin, ajoute le juge, en soulignant que celui-ci garde également la possibilité “d’engager le cas échéant” une nouvelle “action en réparation de son préjudice”.