Multiplica – Une exploration des arts numériques examine les liens qui se sont tissés entre les arts vivants, la musique, les arts visuels et la création numérique en constante évolution. Avec ce festival biennal, les Rotondes se sont fixés comme défi de faire rimer «numérique» à la fois avec «artistique» et «accessible».
Avec sa programmation dense, l’édition 2019 guidera le public, qu’il soit novice ou pro, méfiant ou accro, à travers des univers artistiques variés, des approches novatrices de la création artistique, des visions bienveillantes ou critiques de notre société hyper-connectée.
On a parfois l’impression que la technologie avance plus vite que nous. Alors, pour éviter au public cette désagréable sensation, les Rotondes ont choisi de mettre l’accent sur les interactions et l’interactivité. A partir de techniques et d’applications bien connues, les artistes présents à Multiplica feront plonger les spectateurs dans une réalité améliorée, tantôt divertissante, tantôt critique.
Au niveau divertissement, Multiplica propose des événements à vivre avec tous les sens, comme le show savamment orchestré du Britannique Actress, le set parfaitement imparfait de Graham Dunning ou encore l’univers sans pareil de Myriam Bleau. Mais le festival évite les expériences sensationnelles qui essaient simplement d’impressionner les utilisateurs. Le spectacle Les falaises de V, par exemple, propose une expérience théâtrale immersive qui fait appel aux émotions du public avec l’histoire d’un prisonnier qui s’apprête à échanger un de ses sens contre une remise de peine.
Le 1er mars de 18h à 1h, le 2 mars de 16h à minuit et le 3 mars de 11 h à 17h aux rotondes.
C’est déjà la 36e édition du Festival des migrations, des cultures et de la citoyenneté. Autant dire que l’événement est solidement ancré dans le paysage. Initié au début des années 80 à l’initiative d’associations italiennes, portugaises, espagnoles et cap-verdiennes, le Festival n’a cessé depuis de s’enrichir des nouvelles cultures venues s’installer au Luxembourg. Chaque année, avec non seulement les stands associatifs – plus de 400 pour cette 36e édition - mais également à travers des débats politiques, des rencontres avec des écrivains venus de nombreux pays organisées au Salon du livre et des cultures, les artistes présents au cœur d’ArtsManif, le Festival se veut un instantané d’une société en perpétuel mouvement et le reflet de l’engagement associatif au Luxembourg.
Depuis près de 40 ans, le Festival des migrations, des cultures et de la citoyenneté est un lieu à l’écoute de la parole associative. Afin de l’inscrire et d’en partager la mémoire, le CLAE avait mis en place l’an dernier au cœur du Festival le projet « Je m’appelle », où les représentants, militants et bénévoles associatifs furent invités à se présenter, à parler de leur association, à dire leur inscription citoyenne au Luxembourg face caméra. Suite au succès rencontré par cette initiative et vu l’importance de conserver les traces des engagements citoyens, le CLAE entend prolonger cette démarche lors de la 36e édition du Festival. Il sera possible de participer à la construction de cette mémoire associative collective les samedi 2 et dimanche 3 mars de 14h à 18h.

Parmi les évènements phares de cette 36e édition, une soirée dédiée à la lusophonie le vendredi 1er mars avec les groupes Leo Di Mola Forró et le Rui Almoli – Duda Andrade & Band. Soulignons également la prestation le samedi 2 mars en soirée de Dren Abazi et le ZIG ZAG Orchestra, groupe très populaire dans les pays des Balkans, qui sera précédé du groupe Génération Gospel.
Le 1er mars à partie de 18h, le 2 mars à partir de 12h et le 3 mars de 12h à 20h à Luxexpo TheBox
Visages bleus et luisants, crânes chauves, regards fixes: leur look reptilien, presque inquiétant, interpelle. Et fascine le public depuis plus de 25 ans. Fondé en 1991 à New York par trois amis artistes, Phil Stanton, Chris Wink et Matt Goldman, le Blue Man Group a gesticulé et tambouriné sur les scènes du monde entier. Des shows étranges et colorés, mais aussi trois albums, un livre et des résidences permanentes dans plusieurs villes américaines: le groupe s’est mué en vrai empire azur.
Depuis plus de 25 ans, BLUE MAN GROUP s’est taillé une réputation inégalée dans l’industrie du divertissement à l’échelle internationale en alliant les arts, la technologie, la musique et la comédie, pour créer des expériences mémorables et interactives.
Alors que trois hommes bleus au crâne parfaitement lisse explorent notre monde, embarquez dans un voyage rempli de musique, d’humour et d’inattendu. Pas moins de 35 millions de personnes de tous les âges et de tous les horizons culturels ont été conquises par le Blue Man Group. C’est maintenant votre tour! Préparez-vous à vivre une expérience rythmée, hilarante et survoltée!
Les 2 et 3 mars à 16h30 et 20h30 à la Rockhal
Fausto Paravidino est un auteur qui a d’abord été reconnu internationalement pour son théâtre aux prises de position socio-politiques très nettes: «J’ai la conviction qu’il faut faire quelque chose d’utile. J’ai donc revalorisé l’idée de l’utilité sociale du théâtre.»
Par la suite, il a décidé de s’intéresser à l’étude de la Bible, en commençant par la genèse, avec notamment La Boucherie de Job. Cette fois, son travail se concentrera sur le mythe de la Tour de Babel et sur la figure d’Abraham, le premier patriarche. Une façon de relier toutes les migrations à travers les âges, de vérifier qu’elles se ressemblent toutes: «Ma pièce peut s’appréhender comme une “peinture cubiste de la migration”.»

Avec Iris Fusetti, ils souhaitent expérimenter l’écriture d’un spectacle multilingue. Ils veulent concevoir des langues théâtrales, grâce auxquelles on pourrait retrouver le monde d’avant Babel et le cinéma d’avant le cinéma parlant, sans pour autant renoncer à la curiosité qui surgit de la rencontre de langues diverses. Ils espèrent dépasser les barrières linguistiques qui peuvent gêner la compréhension.
Leur projet théâtral mettra en jeu la communication des corps à travers le théâtre, la danse, les masques, les pantomimes, la technologie, l’image.
1er et 2 mars à 20h au Grand Théâtre de Luxembourg.
Parallèlement à ses œuvres scéniques, Adam Linder a développé une pratique qu’il nomme “Services chorégraphiques”. Ces derniers lui permettent de travailler l’expression chorégraphique en dehors du contexte théâtral. Avec ces cinq Services chorégraphiques, Adam Linder utilise le corps comme matière, ou plus précisément: le travail du corps. Cette série forme une réflexion sur la performance en relation à l’économie de service. Ces services impliquent une transaction, chaque institution qui les accueille signe un contrat qui définit la relation entre les performeurs (danseurs), le service qu’ils offrent (la danse) et le coût de leur main-d’œuvre (dansée). L’hôte «loue» le service et paie un tarif horaire pour ce dernier.

Mudam Luxembourg a choisi de louer les cinq “Services chorégraphiques” d’Adam Linder, offrant ainsi une vue d’ensemble de l’approche singulière de l’artiste de la danse et la performance. Chacun de ces services est présenté pendant quatre semaines, investissant un espace d’exposition. Chaque service est interprété successivement, mais ils se chevauchent également au sein de différentes combinaisons, donnant lieu à de nouvelles juxtapositions et hybridations entre les corps et les mouvements.
Les 2 et 3 mars de 13h à 18 h au Mudam