Agenda5 choses à faire ce week-end

RTL Infos
5 Minutes vous propose un petit tour d’horizon du programme culturel du week-end. Il y en a pour tous les goûts.
Shirin Neshat, Women of Allah, 1997. Collection Mudam
Shirin Neshat, Women of Allah, 1997. Collection Mudam
© Christof Weber

SANS L’OMBRE D’UN DOUTE

Difficile de qualifier “Moving Shadows": théâtre d’ombres, danse d’ombres, jeu d’ombres… C’est tout ça et plus encore. Un spectacle à la fois insolite et grisant par la compagnie Die Mobilés qui fût lauréat de l’émission «La France a un incroyable talent».

On assiste ainsi à des histoires pleines de charme et d’imagination, de la plus pure poésie au burlesque détonnant. Le jeu d’ombres nous entraîne dans un monde fantastique où les corps se confondent pour devenir des objets, animaux, plantes… et à nouveau des êtres humains. Sur un accompagnement musical d’une captivante diversité, c’est un véritable tourbillon d’images qui suscite bien des émotions.

Samedi 2 février à 20h au Centre des arts pluriels à Ettelbruck

www.cape.lu

DANS LES MÉANDRES DE LA SEXUALITÉ

Parallèlement à la création de Breaking the Waves, la comédienne et metteuse en scène Renelde Pierlot propose une exploration des coulisses du Théâtre des Capucins avec “Voir la feuille à l’envers”. Suivant une des thématiques du propos de Lars von Trier, elle y explore les méandres de la sexualité notamment de ceux qui en sont exclus, tels celui des personnes handicapées – physiquement ou mentalement –, des personnes âgées ou encore des personnes incarcérées.

«Affectivement et sexuellement, notre époque semble être celle de toutes les libérations, de toutes les libertés. Et pourtant, à l’ère de l’hypersexualisation, nombreux sont ceux qui aujourd’hui encore sont marginalisés», explique la metteuse en scène qui a travaillé à partir de témoignages et de documentation.

Dans les recoins cachés du théâtre, le spectateur découvrira un ensemble de problématiques intimes mais néanmoins universelles, représentées par une succession de séquences théâtrales, de performances musicales et chorégraphiques, d’installations plastiques... L’occasion de rencontres insolites, troublantes, révélatrices, ou tout simplement humaines.

© Bohumil Kostohryz

Attention: «Voir la feuille à l’envers» est un triptyque. Les trois spectacles déambulatoires et immersifs se déroulent en simultané dans différents lieux du Théâtre des Capucins. Afin d’avoir une vision complète de la proposition on recommande d’assister au triptyque, toutefois chaque spectacle peut être vu de manière autonome et indépendamment des autres.

Samedi 2 février à 17h00, 18h30 et 20h00 au Théâtre des Capucins

Vendredi 8 février à 18h30 et 20h00

Samedi 9 février à 17h00, 18h30 et 20h00

www.theatres.lu

CLASSIQUE ET COMIQUE

C’est aux côtés de deux partenaires pour le moins inattendus que Yuja Wang commence ce week-end sa résidence à la Philharmonie. Elle se joint en effet aux irrésistibles Igudesman & Joo, probablement le duo comique le plus célèbre de la musique classique, pour une soirée riche en surprises comme ces deux-là en ont le secret.

Dans «The Clone», la pianiste chinoise est devenue une invention technologique, capable de tout jouer, sur commande et à la perfection. Excepté quand la machine s’emballe… Il ne fait aucun doute que la spontanéité et la virtuosité de Yuja Wang s’uniront à merveille à la douce folie musicale des deux complices.

Dimanche 3 février à 19 h à la Philharmonie

www.philharmonie.lu

LE CHOC DES PHOTOS

Dans la continuité des expositions régulières dédiées à la collection du Mudam, «Figures sensibles» dévoile une sélection d’œuvres majeures issues du fonds photographique. Elle offre une réflexion sur la question de la représentation et des effets de l’image sur notre approche du réel. Rassemblant 12 artistes, la présentation s’articule autour des notions de territoire et de figure au sens large du terme.

Mettant en œuvre de rigoureux protocoles de prise de vue, des artistes comme Bernd et Hilla Becher (1931–2007 / 1934–2015) inventorient ainsi un monde industriel en voie de disparition. La dimension documentaire présente chez les Becher se retrouve dans les photographies de vitrines luxembourgeoises de Valérie Belin (*1968) et plus encore dans celles de Martin Parr (*1952) qui, évoluant indifféremment entre le reportage et le champ artistique, croque de manière acerbe notre société contemporaine. Tout deux ont travaillé au Luxembourg et en offrent une vision pour le moins surprenante et décalée.

Shirin Neshat, Women of Allah, 1997. Collection Mudam
Shirin Neshat, Women of Allah, 1997. Collection Mudam
© Christof Weber

Oscillant entre enquête et fiction, Sophie Calle (*1953) ou Pasha Rafiy (*1980) exploitent quant à eux, dans leur périple respectif à travers Venise et New York, le potentiel narratif des images, tandis que les mises en scène fantaisistes d’inconnus passionnés de mode par Kyoichi Tsuzuki (*1956) recomposent une réalité nouvelle. Ses clichés révèlent pourtant en creux de manière sensible autant de personnalités, et trouvent un écho dans l’atmosphère intimiste des images de Nan Goldin (*1953) et l’univers foisonnant de Wolfgang Tillmans (*1968) dont les portraits puisent dans la tradition picturale.

Jusqu’en septembre au Mudam

www.mudam.lu

3 FOIS 3, LE 3

Comme chaque mois, le TROIS C-L propose une soirée spéciale autour de la danse. Celle-ci est exceptionnelle car comprend trois cartes blanches dansées, proposées par MicroDanse, un concept bruxellois (Grand Studio et théâtre 140) qui présente des instantanés de projets de création.

«Histoire et Présence» sera le fil rouge de cette soirée avec Louise Vanneste, Julien Carlier et Georges Maikel Pires Monteiro. Le premier s’inspire du roman de Michel Tournier, «Vendredi ou les limbes du Pacifique» et s’intéresse aux impacts sur le corps d’une activité mentale intense et d’un état d’alerte augmenté.

Julien Carlier avec «Dress Code» interroge la manière dont la pratique du breakdance marque les corps des danseurs. Enfin, le Luxembourgeois Georges Maikel Pires Monteiro livre un spectacle sensible et puissant sur Maki, son passé et le manque de confiance en soi.

Autour de ce programme, le public découvrira «Rhythms – Dancing Cities», film réalisé par Thibaut Ras avec 14 interprètes en mouvement dans la ville de Luxembourg, comme autant de portraits de lieux et de moments de danse. Vous y retrouverez des visages connus de la scène luxembourgeoise!

Enfin, le photographe Arnoldas Kubilius présentera pour la première fois au Luxembourg une série intitulée «Closer, axée sur le corps humain.

Dimanche 3 février à 19h à la Bananefabrik

www.danse.lu

Back to Top
CIM LOGO