
C'est le grand soir ! Sur les 35 pays encore engagés en ce début de semaine, seuls 25 se produiront ce samedi soir à partir de 21h00 sur l'immense scène circulaire de la Stadthalle de Vienne. Objectif: séduire le jury et les spectateurs pour tenter de succéder à Johannes Pietsch, le contre-ténor autrichien devenu lauréat de l’édition 2025.
Au grand dam de tous les fans de l'Eurovision au Luxembourg, et malgré une prestation de haute volée jeudi soir, Eva Marija, la représentante du Luxembourg, ne sera pas sur la scène ce samedi soir. Elle a en effet échoué au pied du podium de la seconde demi-finale, mais s'est dite "fière" et "contente", jeudi soir, car "nous avons fait de notre mieux."
Le Portugal a vécu la même déconvenue de la première demi-finale, mardi soir. Les Bandidos do Cante qui représentaient le Portugal ont été éliminés, tandis que la chanteuse représentant la Belgique, Essyla, a décroché son billet pour la finale de ce soir.
Les deux autres pays voisin du Luxembourg, La France, représentée par Monroe, jeune chanteuse de 17 ans, et l'Allemagne, représentée par Sarah Engels, sont qualifiés d'office pour cette finale puisqu'ils font partie des cinq plus grands pays contributeurs financiers de l'Eurovision (on dit les "Big Five"). Tout comme l'Italie, représentée ce soir par Sal Da Vinci, figure majeure de la scène italienne, le Royaume-Uni, représenté par Sam Battle, alias Look Mom No Computer et l'Espagne qui boycotte le concours cette année (lire plus bas).
Des 35 pays en lice, seuls 25 pays - soit les 20 qualifiés des deux demi-finales, quatre "Big Five" et l'Autriche, le pays hôte - feront le show ce soir. Les prestations démarreront avec celle du Danemark, puis de l'Allemagne (2e à passer), de la Belgique (4e) et de la France (15e).
La Finlande, donnée archi-favorite par les pronostiqueurs, chantera en 17e position. Les parieurs placent le pays nordique loin devant ses concurrents, la Grèce, le Danemark, la France et l'Australie. Israël et la Roumanie ont par ailleurs opéré une remontée dans les pronostics. Cette année, comme lors des deux précédentes éditions, c'est la présence d'Israël qui suscite la polémique et le boycott de cinq pays.

Le duo entre la violoniste Linda Lampenius, 56 ans, et le chanteur pop Pete Parkkonen, 36 ans, fait mouche auprès du public avec un titre, "Liekinheitin", "Lance-flammes", interprété en finnois sur une mise en scène passionnée.
La chanson "Ferto", soit "Ramène ça!", du Grec Akylas Mytilineos, évoque sur un son dynamique et mordant, enrichi d'une identité grecque, la soif de gloire et de fortune d'un fils voulant couvrir sa mère de tout ce qui leur a manqué dans son enfance.
Le Danois Søren Torpegaard Lund, 27 ans, a proposé devant 11.200 spectateurs originaires de 75 pays, avec "Før vi går hjem" ("Avant de rentrer"), une plongée dans l'univers des boîtes de nuit.

Plus jeune candidate à représenter la France à l'Eurovision, Monroe, chanteuse lyrique franco-américaine, interprètera "Regarde!". Le grand public a découvert cette cantatrice aux longues tresses dans "Prodiges", télé-crochet diffusé sur la chaîne France 2.
Pour l'Australie, la star Delta Goodrem, 41 ans et plus de neuf millions d'albums vendus à son actif, a subjugué l'audience avec sa ballade "Eclipse", debout sur un piano étincelant.
"Cette année, donc, ce sera différent. Oui, nous ne serons pas à Vienne, mais nous le ferons avec la conviction d’être du bon côté de l’histoire", a indiqué le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, dans une vidéo partagée sur le réseau social X.
L’Espagne, l’Islande, l’Irlande, les Pays-Bas et la Slovénie sont absents cette année du célèbre concours européen de la chanson, en signe de protestation contre la participation d’Israël. Plus de mille artistes ont également appelé au boycott.
Il y a quelques mois, la Radiotélévision espagnole a pris cette décision, soutenue par le gouvernement. M. Sánchez a de nouveau appuyé vendredi cette mesure, qu’il a jugée "cohérente" et "nécessaire". "L’Espagne ne participe pas au Concours de l'Eurovision car notre engagement en faveur des droits de l'Homme et du droit international s’exprime aussi à travers la culture", a-t-il réaffirmé dans sa vidéo.
La thématique du conflit s'était déjà invitée mardi, lorsque quatre spectateurs ont été exclus pendant la première demi-finale pour avoir perturbé le passage du candidat israélien.
La chaîne publique autrichienne ORF, hôte de l'événement, avait décidé de laisser les micros du public ouverts, permettant d'entendre en direct des slogans tels que "Stop the Genocide" et "Free Palestine".
Interrogée jeudi sur la possibilité de couper les micros d'ambiance lors de la finale de samedi en cas de nouvelles protestations, la directrice des programmes de l'ORF, Stefanie Groiss-Horowitz, a répondu: "Nous avons pris cette décision et nous allons nous y tenir. Et nous sommes convaincus que l'amour l'emportera".