Attaque mortelle sur un terrain de footLe deuxième jour d'audience n'a guère apporté de clarté

Pierre Jans
Diana Hoffmann
Il y a plus de deux ans, un homme de 25 ans était décédé suite à un violent incident survenu lors d'un entraînement de football à Esch-sur-Alzette. Le procès de l'entraîneur des jeunes et du père d'un joueur, poursuivis dans cette affaire, s'est poursuivi mercredi.
RTL-Archivbild
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A l’audience, trois témoins ont raconté ce qu’ils avaient vu le soir du 20 janvier 2023 sur le terrain d’entraînement de la Jeunesse Esch, respectivement ce dont ils peuvent encore se souvenir. Il est en effet apparu clairement que cela fait déjà plus de deux ans qu’un homme a été mortellement blessé après avoir surgi, armé de deux couteaux, à un entraînement du club de football des U13.

Le témoin, qui selon la police, pouvait avoir vu le plus de choses, ne savait plus qui il avait vu, outre la future victime, lorsqu’il s’était dirigé vers la sortie en bas du talus, jusqu’à ce que la juge lui rappelle ses déclarations antérieures. “Ah mais oui, il y avait aussi le monsieur qui était assis sur l’agresseur.” Le témoin évoque ici le père d’un joueur, qui est poursuivi pour coups et blessures. Le deuxième témoin a affirmé qu’il avait crié de loin à trois personnes qu’elles ne devaient plus maltraiter l’agresseur, car il était déjà neutralisé. Puis il avait appelé l’ambulance et en se retournant, il avait vu le coach des jeunes poignarder l’homme à terre à trois reprises. Il ressort cependant du dossier, qu’il avait peut-être déjà parlé à l’opérateur du 112 de blessures à l’arme blanche.

Pour faire la clarté sur ce point, l’enquêteur de la police judiciaire apportera le CD, sur lequel est enregistré l’appel aux urgences, à la prochaine audience. Le même témoin dit aussi avoir entendu l’entraîneur déclarer en présence des policiers: “C’était moi, je l’ai tué parce qu’il voulait tuer mes enfants

Un troisième témoin s’est présenté devant la juge en ne pouvant se souvenir de quasiment rien dès ses premières phrases. Au début, la salle a pu avoir l’impression qu’il se trouvait peut-être sur un autre terrain à ce moment-là et qu’il n’avait été invité comme témoin dans cette affaire que suite à un malentendu. Lorsqu’il a été interrogé par la juge, il s’est avéré qu’il se souvenait bien d’un homme armé de couteaux qui s’était jeté sur l’entraîneur et le frère de celui-ci.

L’avocat du père d’un jeune joueur, qui siège au banc des accusés, a ensuite rappelé que la menace émanant de la future victime était sérieuse. Suite à ce drame, un certain nombre d’enfants ont complètement arrêté le football, a affirmé le premier témoin, qui a ajouté qu’aux yeux de certains jeunes, l’entraîneur était un héros. Quant à ce dernier, qui est poursuivi pour homicide, on a l’impression qu’il supporte tranquillement le procès. Lorsque des témoins ne peuvent plus se souvenir précisément de tout, cela le fait parfois sourire.

La suite de ce procès jeudi après-midi et vendredi matin.

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