Dans le premier épisode de notre série, Christian Krettels, commandant de l'USP, nous a parlé des activités diverses de l'unité qu'il dirige. Ça va des snipers aux spécialistes de déminage en passant par les négociateurs qui interviennent lors de prises d'otages.
Dans ce nouvel épisode, M. Krettels nous parle de la création de l'unité et des manières dont elle a pu être adaptée à travers les années. Nous échangeons également avec un sniper d'élite, un spécialiste de la filature et un négociateur. Des hommes qui jouent un rôle capital au sein de l'USP.
Nous accompagnons également des unités sur le stand de tir. "S'entraîner au tir est très important quand on évolue au sein de l'USP. On espère toujours ne pas avoir à ouvrir le feu mais quand c'est nécessaire, il faut évidemment que l'on soit très précis. Notre niveau d'exigence est donc logiquement très élevé", explique le commandant.
Les snipers opèrent généralement à une distance de 100 mètres mais peuvent garantir des tirs touchant leur cible jusqu'à 400 mètres. Couché sur le toit de RTL City, un sniper explique que le fait "qu'aucun coup de feu ne soit parti en 20 ans montre l'efficacité du processus" mis en place au sein de l'unité.
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"Je suis très heureux de pouvoir rentrer chez moi tous les jours sans avoir eu à appuyer sur la gâchette. Néanmoins, il faut le savoir, si quelqu'un ne nous laisse pas le choix et que toutes les mesures et options ont été épuisées, personne dans l'unité n'hésitera à ouvrir le feu."
D'où l'importance d'avoir les idées claires d'après lui. Car lorsque le moment est venu d'agir, "il s'agit généralement de sauver des vies, que ce soit des otages ou autres". L'unité s'assure toujours de savoir dans quel cadre légal elle évolue, histoire de ne pas laisser de place au doute quand une situation devient urgente.
Retrouvez ce nouvel épisode en anglais sur le site de nos collègues de RTL Today.
Dans le troisième épisode qui paraîtra la semaine prochaine, nous suivrons une partie de l'entraînement de l'USP qui a simulé, devant nos caméras, une prise d'otage. "Des autres religions, des langues et une éducation différente, ce sont des facteurs très importants lors de négociations" explique un expert sous le couvert de l'anonymat.
"Nous sommes une des nombreuses options qui entrent en jeu" ajoute un autre négociateur. "Notre mission, c'est d'utiliser nos mots, nos arguments et de privilégier l'échange afin de résoudre le conflit. Nous pouvons essayer de tendre la main et de trouver des solutions pour son avenir mais nous ne pouvons pas tout promettre".