
Pour remonter la pente, l’Union des entreprises luxembourgeoises et la Chambre de commerce demandent que le prochain gouvernement baisse les impôts des entreprises.
Carlo Thelen, directeur de la Chambre de Commerce, dit que la confiance dans les entreprises est faible, en particulier, les petites entreprises seraient ébranlées par la crise du Covid, la hausse des prix et les tranches indiciaires qu’elles doivent payer à leur personnel en raison de l’inflation. Elles seraient nombreuses à dire: “Qu’avec l’index par exemple, elles peuvent à présent moins investir, respectivement remettre à plus tard des investissements et aussi moins embaucher.”
Comme solution, les représentants du patronat proposent de baisser les impôts sur les bénéfices des entreprises, d’un taux actuel de 25% à 21%.
“Nous savons également que cela ne se fera pas du jour au lendemain. Mais il faudrait que le nouveau gouvernement se donne une feuille de route pour atteindre ce taux, afin que nous restions attractifs.”
Carlo Thelen comprend également la demande de baisse d’impôts pour les particuliers, car le barème n’a plus été adapté à l’inflation depuis longtemps.
Il constate toutefois qu’avec ses mesures, le gouvernement a renforcé le pouvoir d’achat des ménages: “Ce qui est bon pour notre économie et aussi pour la cohésion sociale. A l’exception bien sûr du pouvoir d’achat logement. C’est une catastrophe.”
Mais la Chambre de commerce plaide désormais pour que des mesures soient prises en faveur des entreprises qui produisent. Pas pour un allègement fiscal généralisé pour les ménages.
“Si l’on donne encore plus d’argent à ceux qui en gagnent énormément, cet argent ne finit normalement pas dans le PIB luxembourgeois. Il finit à l’étranger dans une destination de vacances ou dans une voiture, qui n’est pas produite ici. Ou dans d’autres choses et là l’effet multiplicateur est très faible dans une petite économie ouverte”
La hausse de la consommation entraînerait trop de fuites à l’étranger. Il faudrait par conséquent renforcer les industries à l’exportation. Pas seulement fiscalement mais aussi en veillant à ce qu’elles disposent d’espace dans les zones industrielles.