
Il s'agit d'un maximum de 4.800 gigawattheures d'électricité verte, qui pourront être pris en compte pour les années 2021 à 2025.
L'enveloppe financière se situe entre 33 et 66 millions d'euros au maximum, selon les besoins annuels du Luxembourg en statistiques d'énergies renouvelables pendant la période précitée.
Le rapporteur vert du projet de loi, François Benoy: "L'argent que nous verserons au Danemark sera investi dans de nouveaux projets dans le domaine des énergies renouvelables. Notamment dans la première île énergétique au monde et dans des éoliennes offshore en mer, mais aussi dans le développement de l'hydrogène vert. Le Danemark a déjà dépassé son objectif national en matière de production d'énergies renouvelables et peut donc nous vendre de l'électricité verte, qui sera ensuite attribuée au Luxembourg. Il est important de noter ici encore une fois qu'il ne s'agit pas d'électricité physique, mais de données statistiques que nous prendrons en compte en tant que pays."
Et c'est précisément ce fait qui est critiqué par déi Lénk, entre autres.
Myriam Cecchetti affirme que les mesures nationales, à ses yeux, sont loin d'être suffisantes pour atteindre les objectifs climatiques et dans ce cas, elle ne pense pas grand-chose des transferts statistiques.
"Malheureusement, ils ne créent rien de nouveau, ils ne créent pas de nouvelle production d'énergie renouvelable, mais ils ne font que répartir différemment sur le papier la production d'énergie créée. Nous soutenons évidemment la coopération avec les pays qui créent de nouvelles capacités, mais ce n'est pas le cas ici. C'est pourquoi nous pensons aussi que le gouvernement envoie ici un mauvais signal. Le message est à nouveau que nous n'avons pas à prendre nous-mêmes notre responsabilité, mais que nous pouvons simplement nous l'acheter librement. A nos yeux, c'est un piège. Avec une telle politique, rien n'est créé pour l'avenir et nous restons fortement dépendants des autres États sur les questions énergétiques. Pour nous, le recours aux énergies sur papier est et reste un échec de la politique énergétique du gouvernement."
Le ministre vert de l'Energie, Claude Turmes, ne voit pas les choses ainsi.
A son avis, il est important et juste d'investir dans des coopérations. Surtout du fait que nous avons tellement d'industrie au Luxembourg, toutes les énergies renouvelables ne pourraient pas être produites au Grand-Duché.