
Huit jours après un piteux match nul sur le terrain du premier non-relégable, Nottingham Forest (0-0), Arsenal a perdu trois nouveaux points précieux dans la course au titre, au terme d’un scénario fou contre Manchester United (3-2).
Le leader semblait pourtant parti pour reproduire son schéma habituel: un pressing appliqué, patient, en attendant de faire craquer la défense adverse. C’est ce qui s’est produit avec ce but contre son camp de Lisandro Martinez, suite à un centre-tir de Martin Odegaard (29e, 1-0).
Mais une erreur de relance très inhabituelle de Martin Zubimendi a permis à Bryan Mbeumo d’en profiter pour égaliser (1-1, 37e).
En seconde période, deux tirs imparables de Patrick Dorgu (50e) et Cunha (87e) ont deux fois donné l’avantage aux Red Devils, alors que Mikel Merino avait égalisé sur un cafouillage (84e). Mais jamais, au cours de cette seconde période, Arsenal n’a montré l’autorité qui lui a permis de dominer la plupart des équipes en Premier League comme en Champions League depuis le début de la saison.
Les Gunners n’avaient perdu que deux matches sur 26 (contre Liverpool et Aston Villa), toutes compétitions confondues, depuis le début de saison. Ils n’avaient plus été battus à domicile en championnat depuis mai dernier, contre Bournemouth (2-1).
Avec 50 points, Arsenal voit la double menace de Manchester City, victorieux de Wolverhampton samedi (2-0), et d’Aston Villa (2-0 à Newcastle) se préciser de nouveau (46 points chacun).
De son côté, Manchester United réussit sa deuxième performance de haute volée sous la férule de son nouvel entraîneur Michael Carrick, une semaine après la victoire dans le derby de Manchester (2-0). Malgré les deux buts encaissés, les Red Devils ont montré une certaine cohérence défensive et concédé un nombre limité d’occasions.
En pleine confiance, ils ont su exploiter chaque espace laissé par les Londoniens pour marquer trois fois. Ils remontent à la quatrième place qualificative pour la prochaine Ligue des Champions (38 points).
Après deux contre-performances contre Crystal Palace (0-0) puis Everton (0-1), qui rappelaient son début de saison calamiteux, Aston Villa a renoué avec son meilleur niveau à St. James’ Park en maîtrisant parfaitement Newcastle (2-0).
Contre la meilleure équipe anglaise depuis le début de l’année, souvent intraitable à domicile, les joueurs d’Unai Emery ont profité de l’absence de l’indispensable Bruno Guimaraes. Blessé à une cheville cette semaine en Ligue des champions, l’international brésilien a beaucoup manqué au milieu de terrain, ce qui a rappelé que son équipe n’a jamais gagné sans lui en Premier League depuis son arrivée il y a quatre ans.
De mauvais augure pour les Magpies avant leur déplacement au Parc des Princes, mercredi, contre le Paris Saint-Germain.
Peu menacés en début les match, les “Villains” ont progressivement pris confiance et ouvert le score d’une frappe magistrale d’Emiliano Buendia, à l’entrée de la surface (19e, 1-0). Lewis Miley (43e), puis Harvey Barnes et Anthony Gordon (55e) ont ensuite raté le coche et laissé les visiteurs résister sans trop de difficultés au duel physique de Newcastle. Jusqu’au deuxième but d’Ollie Watkins (2-0, 88e).
Avec 46 points, Aston Villa rejoint Manchester City à la deuxième place.
Troisième victoire de rang, toutes compétitions confondues, pour le nouveau manager de Chelsea, Liam Rosenior, arrivé de Strasbourg au début du mois.
A Crystal Palace (3-1), les Blues ont profité de trois erreurs du jeune défenseur français des Eagles Jaydee Canvot, 19 ans, impliqué sur les trois buts de d’Estevao (34e), Joao Pedro (50e) et Enzo Fernandez (64e s.p.).
Ce succès leur permet de remonter à la cinquième place (37 points), à une seule unité de Manchester United.