Coupe du monde de rugbyLes pronostics de nos spécialistes avant le match d'ouverture

RTL Infos
Quatre experts de l’Ovalie passés par le Luxembourg et directement reliés à une grande nation donnent leur pronostic pour la Coupe du monde qui débute vendredi soir par le match France-Nouvelle-Zélande.
Simon Pionnier a fait partie du staff des U18 luxembourgeois en rugby à VII.
Simon Pionnier a fait partie du staff des U18 luxembourgeois en rugby à VII.

Carrefour multiculturel, le Luxembourg est l’endroit idéal pour croiser des sportifs issus de tous horizons. Le rugby a déployé ses ailes depuis de nombreuses années au pays. Des joueurs et entraîneurs issus de nations rompues à la culture de l’Ovalie sont venus apporter leur écot à la discipline au Grand-Duché. Ils salivent à l’idée de vivre au rythme de la Coupe du monde qui va prendre ses quartiers en France à partir de vendredi et nous éclairent sur les chances de leur pays de cœur.

Les Blacks en outsiders

Les spécialistes sont unanimes. Ils ne sont que quatre à pouvoir lever les bras le samedi 28 octobre au Stade de France. L’Afrique du Sud, triple tenante du titre, la France, en quête d’un premier trophée mondial, l’Irlande, qui n’a pas encore ouvert son palmarès à ce niveau et la Nouvelle-Zélande, trois fois lauréate, mais annoncée plus en retrait cette année.

Seize ans plus tard, l’Hexagone accueille une seconde fois la grand-messe du rugby. C’est l’année ou jamais pour la nation hôte d’aller cueillir les lauriers. “La France est l’une des trois favorites”, reconnaît Simon Pionnier qui a fait partie du staff des U18 luxembourgeois en rugby à VII. “L’Irlande et l’Afrique du Sud aussi. Je considère les All Blacks comme des outsiders. La France a un vécu collectif ces quatre dernières années. Depuis que Fabien Galthié est arrivé, il a restructuré le tout, densifié le staff, placé des entraîneurs spécifiques compétents dans chaque domaine du jeu. Il a à sa disposition une génération dorée même si Romain Ntamack est blessé”, explique le technicien lorrain. Les Bleus seront vite au parfum avec un premier match contre la Nouvelle-Zélande ce vendredi. “Ils ont pu choisir leur calendrier. Ça les oblige à être en forme en début de tournoi. Pour moi, si la France gagne son quart de finale, elle sera championne du monde.

La particularité de ce tableau de 20 nations réparties en quatre poules de cinq est d’avoir placé les quatre pays le plus souvent cités comme favoris dans les poules A et B qui vont se croiser dès les quarts de finale.

L’Irlande fait partie de ce groupe B en compagnie de l’Afrique du Sud et de l’Ecosse notamment. Un sacré guet-apens. “La seule chose qui m’empêche de dire que nous sommes favoris, c’est notre absence de passé dans cette compétition. Nous n’avons jamais été au-delà des quarts de finale”, témoigne Finton Lawlor, le plus Luxembourgeois des Irlandais. A moins que ce soit l’inverse. Le numéro 10 du RC Luxembourg loue la fluidité du jeu et la maîtrise des fondamentaux du XV du Trèfle. “John Sexton n’a peut-être pas l’étoffe de Brian O’Driscoll mais c’est notre maître à jouer”, poursuit celui qui espère intégrer le prestigieux Montpellier Hérault Rugby cette saison. “Pour la France, ce ne sera pas la même histoire sans Ntamack. La Nouvelle-Zélande m’a bien plu avant son dernier match amical raté. L’Afrique du Sud sera au rendez-vous et attention à l’Ecosse. Contrairement à l’Angleterre et au pays de Galles, ils peuvent faire quelque chose.

Finton Lawlor, le numéro 10 du RC Luxembourg
Finton Lawlor, le numéro 10 du RC Luxembourg

Les Springbocks sont armés

Dans cette poule “de la mort”, les Springbocks font peur. “Nous serons l’un des pays favoris, mais pas le grand favori”, nuance Louis Mulder. Le coach sud-africain a exercé au Luxembourg pendant de nombreuses années, notamment au CSCE (Cercle Sportif des Communautés Européennes du Luxembourg), passage quasi obligé. “On a deux ou trois joueurs pour chaque position, mais surtout un entraîneur (Jacques Nienaber) qui a déjà gagné la Coupe du monde dans une autre fonction. Peut-être qu’un demi d’ouverture nous fait défaut, voire un centre mais je crois beaucoup en Manie Libbok. Pour la première fois de leur histoire, les All Blacks ne seront pas les favoris mais ce serait une erreur de les enterrer trop tôt. Je crois moins en l’Irlande et la France possède, avec Antoine Dupont, le meilleur joueur du monde”, ponctue celui qui gère un appart-hôtel sur la place à Luxembourg.

Louis Mulder, coach sud-africain, a exercé au Luxembourg pendant de nombreuses années, notamment au CSCE
Louis Mulder, coach sud-africain, a exercé au Luxembourg pendant de nombreuses années, notamment au CSCE

Rien que leur nom suffit à donner des frissons à la planète Rugby. La Nouvelle-Zélande arrive en France sur la pointe des pieds et avec les stigmates d’une gifle reçue contre l’Afrique du Sud il y a deux semaines. “Je n’accorde pas une importance capitale à ce match. Beaucoup de joueurs n’ont pas fait preuve de l’engagement qu’on peut attendre d’eux dans la compétition”, confesse Marty Davis, ancien entraîneur national du XV grand-ducal et actif à la FLR de 2002 à 2015. “Mais nous ne serons pas favoris. Ce fut difficile de trouver des successeurs aux légendes qui sont parties à partir de 2015. Nous sommes quatrièmes actuellement au classement mondial et ça reflète la valeur de ce groupe. La France est favorite. Surtout avec le soutien du public. Galthié a amené quelque chose à ce groupe qui compense son absence de titre mondial.”

Marty Davis, ancien entraîneur national du XV grand-ducal et actif à la FLR de 2002 à 2015
Marty Davis, ancien entraîneur national du XV grand-ducal et actif à la FLR de 2002 à 2015

Pendant un mois et demi, la France va vivre au rythme du ballon ovale. Au Luxembourg aussi, ça va causer de mêlée, maul et plaquage.

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