Qualif. Mondial-2022 "Je ne vais pas sauter au plafond", réagit Deschamps

RTL Infos
"Je ne vais pas sauter au plafond", il faudra "avoir suffisamment d'humilité et de respect" pour éviter les "embûches", a réagi lundi Didier Deschamps.
Le sélectionneur Didier Deschamps lors du match amical France-Finlande à Saint-Denis, le 11 novembre 2020
Le sélectionneur Didier Deschamps lors du match amical France-Finlande à Saint-Denis, le 11 novembre 2020
© AFP/Archives

Q: Peut-on parler d’un tirage au sort clément?

R: “Vous parlez de ce que vous voulez... L’interprétation d’un tirage, chacun peut en avoir une différente. On connaît nos adversaires, deux qu’on connait très bien pour les avoir rencontrés récemment, à savoir l’Ukraine et la Finlande. L’équipe de France n’a jamais joué contre le Kazakhstan. Au-delà des adversaires, c’est le fait d’avoir des déplacements très longs, il faut attendre demain (mardi) soir pour avoir le calendrier. Il y aura aussi le fait de jouer trois matches en neuf jours en mars. Je ne vais pas sauter au plafond par rapport au tirage, il faut toujours avoir suffisamment d’humilité et de respect par rapport à ces équipes. Évidemment en étant tête de série, la France est favorite mais il faut faire le nécessaire sur le terrain pour atteindre l’objectif qui est de se qualifier pour le Mondial-2022.”

Le sélectionneur Didier Deschamps félicite Olivier Giroud pour son doublé avec les Bleus contre l'Ukraine (7-1) au stade de France, le 7 octobre 2020
Le sélectionneur Didier Deschamps félicite Olivier Giroud pour son doublé avec les Bleus contre l’Ukraine (7-1) au stade de France, le 7 octobre 2020
© AFP/Archives

Q: Il n’y aura pas d’autre grosse équipe dans le groupe, en quoi ça change la pression sur vous?

R: “Non ce n’est pas de la pression. Il y avait dix têtes de série (protégées au tirage, NDLR), c’est censé être les meilleures équipes. Être dans un groupe à cinq, je ne suis pas persuadé que ce soit un avantage ou un inconvénient. Le risque c’est toujours de se considérer plus forts que les autres. Certes, par ses résultats, la France est favorite, c’est l’étiquette qu’on aura. Mais il ne faudra pas négliger nos adversaires en pensant que, parce qu’on est plus forts sur le papier, le terrain va forcément nous donner raison. Il faut toujours avoir avec du respect par rapport à l’adversaire et conscience que c’est pas en faisant un peu moins dans différents domaines que malgré tout on va obtenir le résultat que l’on veut. Il faut faire en sorte d’avoir la même détermination, la même concentration par rapport à n’importe quel adversaire. Là il y a un objectif qui est clair, c’est se qualifier pour la Coupe du monde.”

Q: Les qualifications vont être entrecoupées par l’Euro cet été et la phase finale de Ligue des nations en octobre. N’est-ce pas perturbant ?

R: “On va entrer dans le vif du sujet en mars avec trois matches, neuf points (à prendre). La course à la qualification, c’est toujours une longue route où il peut y avoir des embûches. Il faut mieux les éviter. Il y aura une coupure avec l’Euro reporté, mais ce sont des objectifs différents. De toute façon à chaque rassemblement, il faut se rendre compte de l’importance de chaque rendez-vous. Même un amical reste un match international. Certes ça n’a pas d’influence pour une qualification mais ça reste un match de très haut niveau et ça requiert le maximum en termes de motivation et de concentration, quel que soit l’adversaire. On l’a vu dans le match contre la Finlande (défaite 2-0 en amical en novembre, NDLR). Et heureusement que c’est comme ça le haut niveau. Dès qu’on fait un peu moins, l’adversaire est là pour nous punir. On va centrer l’objectif sur le mois de mars avec le départ de cette phase de qualification, après il y aura la parenthèse du tournoi final de l’Euro et on rebasculera sur le “Final 4" (de Ligue des nations) au mois d’octobre. Ce sont quand même des objectifs intéressants, excitants, on ne va pas se plaindre d’avoir des matches à enjeu. Je crois que les joueurs aussi préfèrent ce type de match.”

Back to Top
CIM LOGO