Même si l'équipe allemande reste dominatrice, l'écurie au cheval cabré a plus que limité la casse à Silverstone et Spa, deux circuits avec des grandes lignes droites où le moteur Mercedes était censé dominer largement ses adversaires.
Si Antonelli est sorti vainqueur de son duel avec Charles Leclerc dimanche dernier, le Monégasque, auteur de la pole position l'an dernier à Budapest, pourrait encore donner du fil à retordre aux Mercedes en Hongrie.
"L'exécution a été très bonne sur ces deux derniers week-ends, on a vraiment maximisé notre potentiel. Je m'attends encore à ce que Mercedes soit la référence et que ce soit difficile de les battre en qualifications, mais c'est vrai que sur le papier ce tracé est plus favorable à notre voiture", a-t-il expliqué aux journalistes jeudi.
"Mercedes sera encore l'équipe à battre", a abondé son coéquipier britannique Lewis Hamilton, dont la dernière pole position avait été obtenue en 2023 au Hungaroring, où il s'est imposé huit fois. Le Britannique pointe à 45 longueurs d'Antonelli et peut encore rêver d'une huitième couronne mondiale si Ferrari continue ses progrès.
Le tracé hongrois est l'un des moins dépendants de l'énergie électrique de la saison et l'avantage de Mercedes sur ses adversaires sera donc réduit. Par ailleurs, la nouvelle génération de monoplaces devrait permettre de voir des dépassements, rares habituellement, ce qui promet une belle bagarre.
Le Britannique George Russell, qui a perdu gros en Belgique en étant contraint à l'abandon dès le premier tour après une collision avec Hamilton, espère rebondir et se sentir plus à l'aise dans sa voiture après l'identification d'un problème sur son moteur.
Visiblement, la calibration du logiciel n'était pas bonne et cela a affecté le déploiement de l'énergie électrique de sa batterie lors des dernières courses.
Relégué à 50 points d'Antonelli, l'Anglais affiche pourtant une détermination sans faille: "Titre ou pas, je vais me battre jusqu'à la dernière course. Cela a toujours été mon état d'esprit et je vais continuer ainsi. J'étais sur une bonne lancée en Autriche et à Silverstone donc j'espère retrouver cet élan ce week-end."
Meilleure que prévu en Belgique avec la troisième place pour le Néerlandais Max Verstappen et la superbe remontée de la 21e à la 6e place du Français Isack Hadjar, Red Bull espère également profiter du tracé moins rapide pour tirer son épingle du jeu.
"À Spa, on ne devait pas performer, et finalement cela a été l'un de nos meilleurs week-ends. Notre aileron arrière a été validé donc on va retrouver la version "Macarena" qui est censée être plus rapide. En plus, c'est une piste qui nous conviendrait mieux en termes d'énergie et c'est un tracé où il y a quand même du rapide et qui me convient très bien", a fait valoir le Parisien aux journalistes français.
Après un début de saison catastrophique, l'écurie Aston Martin, qui a dépensé des centaines de millions d'euros ces dernières années pour atteindre son objectif de décrocher le titre mondial, est très attendue au Hungaroring.
L'équipe britannique, onzième et dernière au classement des constructeurs malgré une monoplace conçue par le très réputé ingénieur anglais Adrian Newey, va en effet utiliser un nouveau châssis en Hongrie, en attendant de changer son moteur Honda aux Pays-Bas fin août.
"Le premier objectif est que les deux voitures atteignent l'arrivée dimanche, et on espère se battre pour quelque chose. On veut être de retour dans le match", a déclaré jeudi Mike Krack, directeur des opérations en piste.
Côté français, Alpine va essayer de tenir la dragée haute à l'équipe Racing Bulls, dominatrice ces dernières semaines et qui est revenue à hauteur de l'écurie tricolore dans la lutte pour la cinquième place dans la hiérarchie.