Sponsored ContentLa résilience: une ressource face aux crises

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Qu'est-ce que c’est la résilience ?

Il s’agit de la capacité de gérer un facteur de stress sans subir un préjudice psychologique important ; ce phénomène est appelé « résilience ». Le terme provient du verbe latin « resilire » et peut se traduire comme suit : « rebondir » ou « se relever ».

La résilience ne signifie pas d’être toujours fort ni de ne jamais traverser de phases difficiles. Même les personnes résilientes connaissent la tristesse, le sentiment d’être dépassé, le désespoir et la frustration. Ce qui est déterminant, ce n’est pas la présence ou non de ces sentiments – ils sont humains et inévitables –, mais c’est la manière d’y faire face.

La résilience n’est donc pas un trait de caractère qu’on possède ou non. Elle peut se développer et évoluer au cours d’une vie. Dans ce processus, non seulement nos ressources personnelles et nos expériences jouent un rôle, mais aussi les circonstances dans lesquelles nous vivons.

La plupart d’entre nous avons déjà vécu un ou plusieurs événements critiques au cours de notre vie. Et pourtant, la plupart d’entre nous parvenons à y faire face de manière constructive, à continuer à vivre et, petit à petit, à retrouver de nouvelles perspectives.

Comment illustrer la résilience ?

La célèbre « étude de Kauai », menée par la psychologue du développement Emmy Werner, en est un bon exemple.

Dans le cadre de cette étude près de 700 enfants, ayant grandi sur l’île hawaïenne de Kauai dans des conditions très difficiles, telles que pauvreté, relations familiales brisées ou parents malades, ont été suivis pendant 40 ans. Le résultat de cette étude est le suivant : environ un tiers de ces enfants sont toutefois devenus des individus épanouis et psychologiquement stables.

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La résilience chez les enfants, les adolescents et les adultes

La résilience ne peut être considérée indépendamment de la phase de vie concernée, car les contraintes et les défis auxquels les individus sont confrontés évoluent au cours de leur existence.

À titre d’exemple les enfants et les adolescents sont souvent confrontés au stress scolaire ou universitaire, à la pression de réussite, à des conflits avec les parents ou à l’angoisse face à l’avenir. Des expériences marquantes de la vie, telles que la perte d’un proche, peuvent également représenter un fardeau important pendant cette étape de leur vie. Pour les adultes, les facteurs de stress peuvent prendre différentes formes. La pression professionnelle, la perte d’emploi, les soucis financiers, la maladie, la prise en charge de proches, le burn-out ou encore les conflits et les séparations au sein de la vie familiale peuvent constituer de véritables défis.

La diversité de ces exemples montre que la résilience ne doit pas être considérée comme une capacité unique et uniforme qui s’applique de la même façon à chaque étape de la vie. Elle dépend plutôt des types de facteurs de stress auxquels les personnes sont confrontées, voire des ressources individuelles et sociales dont elles disposent. Concernant les enfants et les adolescents d’une part, le soutien de la famille, de l’école et de l’entourage social peuvent jouer un rôle important. Concernant les adultes d’autre part, des ressources professionnelles, financières et familiales peuvent s’avérer pertinentes. La prise en compte des différentes tranches d’âge montre ainsi clairement que la résilience doit toujours être appréhendée dans le contexte de la situation de vie propre à chaque individu.

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Quels sont les facteurs de protection en faveur de la résilience ?

Si on se tient à l’exemple de l’étude de Kauai, plusieurs « facteurs de protection » ont pu être identifiés. Le premier était une attitude positive face à la vie et le sentiment d’être à même de contrôler sa propre vie et de maîtriser les défis. Dans ce contexte, ils avaient développé des loisirs ou des centres d’intérêt, notamment dans le sport ou la musique. Ceci leur procurait une reconnaissance et de la confiance envers eux-mêmes. Le troisième facteur était la présence d’au moins une personne de confiance (ce qu’on appelle ‘trusted adult’) dans leur entourage, ou d’un modèle positif. Cela leur donnait le sentiment d’être écoutés et d’avoir de la valeur. Par ailleurs, le fait d’appartenir à une communauté, d’avoir des tâches claires et une structure bien définie, les a énormément aidés à devenir plus résilients.

Une approche pour renforcer les facteurs de protection

Afin d’être capable de surmonter les moments difficiles avec succès, il est essentiel d’être à l’écoute de soi-même et de vérifier régulièrement ce qui fait du bien à soi-même. Il s'agit de prendre au sérieux les signaux envoyés par son corps et, dans la mesure du possible, de tenter de changer les choses soi-même. Les attentes qu’on se fixe jouent également un rôle important à cet égard. Il n’est pas impératif que tout soit forcément parfait. Il peut s’avérer propice de se traiter avec davantage de patience et de bienveillance.
Une première étape peut consister à accepter une situation telle qu’elle est : « Je me sens fatigué(e) et stressé(e). Je traverse une période difficile en ce moment. » L’idée consiste à reconnaître ses propres sentiments et la tension actuelle, plutôt que de s’imposer une pression supplémentaire. Les imperfections et les erreurs font partie de la vie. Elles peuvent être frustrantes, mais elles peuvent aussi nous donner l’occasion d’acquérir de nouvelles expériences et de continuer à évoluer.
Les questions suivantes peuvent aider à réfléchir sur soi-même :

·         Qu’est-ce qui me fait du bien ?
·         Qu'est-ce que j'aime faire ?
·         Qu'est-ce qui me donne de l'énergie ?
·         Qu'est-ce qui m'aide à recharger mes batteries quand je ne me sens pas très bien ?
·         Où et auprès de qui puis-je demander de l'aide ?
·         Qu'est-ce qui est important ?
·         Où puis-je faire la différence ?

Il s'agit donc de prendre conscience que, malgré les situations difficiles, on peut toujours façonner sa propre vie. Cela conduit à l'expérience qui montre : « Je peux faire la différence et j'ai une certaine influence sur ma propre vie ». En psychologie, on appelle cela « auto-efficacité ». L’auto-efficacité nous aide à agir là où nous pouvons faire la différence nous-mêmes, notamment en cherchant de l’aide et en donnant un sens à notre propre vie. Il est aussi important de prendre conscience du fait qu’il est impossible de prendre influence sur tout et que, le cas échéant, il importe de demander de l’aide et du soutien supplémentaires.

À quoi peuvent ressembler les solutions possibles dans les situations difficiles ?

Même si la vie peut donner l’impression qu’il n’y a pas d’issue, il existe souvent d’autres moyens de faire face à une situation. Un regard d’une personne extérieure et neutre, sous la forme d’un soutien ponctuel, peut également aider.

Ce soutien peut prendre différentes formes, notamment une discussion avec un(e) bon(ne) ami(e), une ligne d’écoute anonyme, un service de conseil professionnel ou une thérapie. Il n’existe pas de moyen d’aide unique qui conviendrait à tout le monde. Ce qui importe davantage, c’est de découvrir, dans les moments difficiles, ce qui aide personnellement et ce qui permet de se sentir de nouveau soulagé.

Comment renforcer la résilience des enfants ?

Il est important de faire confiance à son enfant et de croire en sa capacité de faire face aux situations difficiles. Si on débarrasse l’enfant de toutes ses difficultés et obstacles, en se substituant, on risque inconsciemment de faire passer le message suivant : « Tu n’y arriveras pas tout seul. Tu as besoin de moi pour gérer cela. »

Il ne s’agit pas de laisser l’enfant seul face à ses problèmes, mais plutôt d’adopter une attitude telle que : « Je te fais confiance pour gérer cette situation. » L’enfant doit avoir le sentiment : « Je suis capable de relever des défis – et je sais que je recevrai du soutien quand j’en aurai besoin. »

Comment le KJT peut-il aider davantage ?

L’objectif du KJT est de veiller à ce que les enfants et les jeunes n’aient pas à affronter seuls leurs inquiétudes, leurs peurs, leurs problèmes et leurs questions. Ils peuvent contacter le service de manière anonyme et confidentielle – via ligne téléphonique (« Kanner-Jugendtelefon ») pour les enfants et les jeunes, ligne téléphonique pour les parents, via l’aide en ligne ou via conseil par chat. Cette offre s’adresse non seulement aux enfants, aux adolescents et aux jeunes adultes, mais aussi aux (grands-)parents, aux professionnels et à d’autres personnes de l’entourage des enfants, jeunes ou jeunes adultes.

Toute personne éprouvant le besoin de se confier, ayant une question ou souhaitant simplement s’exprimer sur ce qui la préoccupe, est la bienvenue au KJT. Au cours de la conversation, nous cherchons ensemble avec la personne concernée des solutions individuelles et nous l’aidons à les réaliser. Dans la plupart des cas, nous orientons la personne vers d’autres institutions ou services d’aide appropriés.

Les consultations sont disponibles en luxembourgeois, en allemand, en français et en anglais. Les informations sur nos horaires d’ouverture et toutes demandes complémentaires sont accessibles sur kjt.lu

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