LuxembourgLes responsables d'un profil Instagram aux contenus violents visés par une enquête

Ian Pocervina
traduit pour RTL Infos
Après l'ouverture par le parquet d'une enquête contre les gestionnaires d’un profil Instagram destiné à faire circuler des contenus violents impliquant des mineurs, les autorités préviennent que la simple diffusion de ce type de matériel constitue une infraction pénale.
Le profil visé par l’enquête appelait à lui transmettre des vidéos au contenu violente via Instagram.
Le profil visé par l’enquête appelait à lui transmettre des vidéos au contenu violente via Instagram.
© ISMAIL ASLANDAG/Anadolu via AFP

Le parquet et la police ont ouvert une enquête après avoir été informés qu’un profil Instagram demandait de lui transmettre des vidéos violentes. Dans un communiqué, le parquet précise que les contenus visés concernaient notamment “des actes de violences commises par ou contre des mineurs”, ainsi que “des bagarres entre jeunes”.

Selon les informations du parquet et de la police, l’alerte concernant ce profil leur est parvenue le lundi 20 janvier. A la demande du département de la protection de la jeunesse du parquet, une enquête a été lancée afin de clarifier les faits et d’identifier d’éventuelles responsabilités.

Dans le contexte de cette enquête, les autorités soulignent que la diffusion d’images et de vidéos violentes peut avoir de lourdes conséquences humaines et juridiques. De tels contenus “contribuent à la banalisation et à la glorification de la violence” tout en “exposant publiquement la souffrance, le désarroi et parfois l’humiliation des victimes”. En particulier lorsqu’il s’agit de mineurs, c’est incompatible avec “le respect de la dignité humaine” et la protection de la jeunesse.

Le parquet rappelle que le Code pénal luxembourgeois interdit strictement de “fabriquer, transporter, diffuser, partager ou mettre à disposition des messages ou contenus à caractère violent ou pornographique”, y compris via les réseaux sociaux. Les infractions peuvent entraîner des sanctions sévères : la loi prévoit une peine d’emprisonnement de un à cinq ans ainsi qu’une amende comprise entre 251 et 75.000 euros. Sont passibles de poursuites tant les auteurs des contenus que les personnes qui les diffusent ou les partagent.

Les autorités judiciaires appellent donc à un usage responsable des réseaux sociaux.

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