Le Michigan est l’un des foyers les plus touchés : plus de 1.000 personnes y sont tombées malades en seulement deux semaines. D’autres États enregistrent également une hausse rapide des cas, comme New York (plus de 300), l’Ohio ou l’Illinois. À ce stade, la CDC, l’agence fédérale de santé publique, recense 86 hospitalisations. Aucun décès n’a été signalé.
Entre le 1er mai et le 9 juillet, 843 cas ont été confirmés par la CDC, mais près de 1.500 autres doivent encore être analysés, ce qui explique les écarts entre les bilans fédéraux et locaux.
La cyclosporose se contracte en consommant de l’eau ou des aliments contaminés par le parasite Cyclospora cayetanensis. Les symptômes peuvent durer une semaine avec un traitement adapté, et nettement plus longtemps en l’absence de soins. Pour l’heure, aucun produit précis n’a été identifié, mais la CDC indique que les personnes infectées ont toutes consommé de la nourriture aux États-Unis.
La contamination survient généralement au niveau des exploitations agricoles ou des systèmes d’irrigation, ce qui complique les enquêtes de traçabilité. La transmission entre humains n’est pas possible. Les autorités recommandent de laver soigneusement fruits et légumes avant consommation.
Les États-Unis ont déjà connu des épisodes similaires, liés notamment à des mélanges de salades en sachet, des framboises, de la coriandre ou du basilic frais. Cette nouvelle vague rappelle la vulnérabilité de certaines chaînes alimentaires face aux parasites.