
Interrogé lundi sur les cas de pédophilie dans l’Église et sur les possibles solutions à mettre en place, l’abbé a reconnu que “la pédophilie était une énigme” difficile à résoudre et qu’il était compliqué de faire de la prévention: “On ne sait pas comment s’y prendre”.
C’est à ce moment qu’il dérape: “On a toujours l’impression qu’un viol, c’est de la violence. Au départ, je ne crois pas”. “D’après les échos que j’ai eus, les confidences, un enfant cherche spontanément la tendresse d’un homme ou d’une femme. Rappelons que 95% des cas c’est la famille. Le grand-père, le père, l’oncle ou le frère. Les femmes c’est extrêmement rare. Et souvent ce sont des gamins en frustration de tendresse. Alors ils vont chercher de la tendresse.”
Immédiatement coupé par la journaliste Audrey Crespo Mara, qui lui rappelle que “la responsabilité est chez les adultes”, l’abbé a reconnu que c’était le cas mais répété que “le gamin il va chercher”. “Vous avez tous observé un gamin qui vient et vous embrasse sur la bouche.”
Une déclaration qui a fait bondir les invités du plateau et la présentatrice. Mardi soir, l’abbé a finalement fait diffuser un message d’excuses dans lequel il reconnaissait qu’il avait eu une expression “confuse et incomplète”. “Les agresseurs sont bien les adultes. Et les enfants des victimes innocentes.”