
"La seule possibilité qui est la sienne (celle d'Emmanuel Macron, ndlr), c'est de baisser les taxes sur les carburants", a martelé la candidate RN à la présidence de la République, lors d'un déplacement à Pomas, village près de Carcassonne, dont de nombreuses maisons ont été détruites par une tornade fin août.
"Ils font le choix encore une fois de refuser de venir en aide, non seulement aux Français mais également au pays et à l'économie du pays aujourd'hui", a-t-elle ajouté, pointant "le risque de blocage de l'économie".
Plus tôt vendredi, le président de la République a écarté l'hypothèse de revoir la fiscalité sur les carburants, affirmant qu'il fallait d'abord "traiter les causes" de la hausse des prix de l'énergie, "avant de dépenser le maximum d'argent", ce qui aurait pour conséquence un "déficit accru" ou des "impôts" supplémentaires.
Se disant "solidaire" de ceux qui subissent les prix à la pompe, il a ajouté que les aides mises en œuvre seraient "évaluées" et "adaptées" par le gouvernement pour mieux accompagner les Français.
Avant son intervention devant la presse, Marine Le Pen a parcouru quelques rues du village de Pomas, où de très nombreux toits mis à nu par la tornade sont encore bâchés.
La candidate d'extrême-droite a dénoncé un sentiment "d'abandon" des habitants face à la "désolation absolument totale" sur place, et a déclaré vouloir "attirer l'attention de l'Etat sur l'urgence qu'il y a aujourd'hui à apporter au moins les premiers budgets pour pouvoir reconstruire les éléments structurants du village, l'école, la mairie, puisque tout a été détruit".