
Sous un grand soleil, le corbillard blanc a fait son entrée peu après 14h30 (12H30 GMT) dans le cimetière de Fleurance, à une centaine de km à l'ouest de Toulouse, suivi par plusieurs centaines de personnes qui se sont regroupées ensuite devant un pupitre et un portrait de la petite fille.
Le cercueil bleu a été porté par les agents des pompes funèbre vers son lieu d'inhumation où seule la famille a pu se recueillir.
Lors de la cérémonie, le maire de Fleurance, Grégory Bobbato, a pris la parole. "Nous ne disons pas au revoir à un symbole, une lutte, mais à une enfant de 11 ans et demi : Lyhanna", a dit l'édile.
Devant le collège où elle a été aperçue pour la dernière fois le 29 mai, montant dans la voiture du principal suspect, Jérôme Barella, plusieurs dizaines de bouquets de fleurs, des bougies et des peluches étaient posés au pied d'un cèdre du Liban, où une pancarte rendait "hommage à Lyhanna et à tous les enfants victimes".
Son corps avait été découvert le 4 juin dans un silo agricole dans le même département.

A l'appel de l'association des maires de France du Gers, les citoyens se sont rassemblés devant certaines mairies du département.
Des motards sont également partis d'Auch, la préfecture, en formant un cortège pour relier Fleurance, afin de célébrer "la petite Lyhanna partie beaucoup trop tôt".
Dans l'enquête sur la mort de la collégienne, le suspect numéro un est Jérôme Barella, père de famille de 41 ans dont la fille aînée était amie de Lyhanna. Interpellé par les gendarmes le lendemain de la disparition, il est incarcéré depuis son inculpation pour enlèvement le 1er juin.
La mort de Lyhanna a suscité une onde de choc en France après les révélations sur le profil de Jérôme Barella, jamais interpellé ou convoqué malgré plusieurs plaintes et signalements contre lui pour des violences sexuelles sur mineurs.
Le président Emmanuel Macron a reconnu mercredi que la question de "la confiance" dans les "institutions" en France était posée, concédant des "dysfonctionnements manifestes".
Il a parallèlement mis en garde contre toute "précipitation" à légiférer et contre toute "démagogie", alors que gouvernement et Parlement rivalisent de propositions législatives ou réglementaires face à cette affaire.