
Selon Skeyes, gestionnaire du trafic aérien en Belgique, ces actions devraient impacter environ 832 mouvements, dont 487 vols du matin et 345 vols de nuit.
À ce stade, l’ampleur exacte des perturbations reste difficile à mesurer. Skeyes prévient que l’impossibilité pour certains appareils de revenir à Charleroi durant la nuit pourrait également désorganiser les premiers vols du lendemain, en raison de rotations décalées ou annulées. L’entreprise invite les passagers à vérifier le statut de leur vol directement auprès de leur compagnie avant de se rendre à l’aéroport.
La ministre wallonne des Aéroports, Cécile Neven (MR), appelle de son côté à une reprise urgente du dialogue. Elle demande à Skeyes, à son personnel ainsi qu’au ministre fédéral de la Mobilité, Jean-Luc Crucke, de “prendre toutes les mesures nécessaires pour relancer la concertation afin d’aboutir rapidement à une solution”. Pour elle, “la situation actuelle ne peut perdurer”.
La libérale rappelle que cette grève ne concerne pas les travailleurs de BSCA, l’exploitant de l’aéroport, mais bien les contrôleurs aériens de Skeyes. Elle souligne que ces interruptions frappent directement l’activité de Charleroi, ses partenaires et potentiellement jusqu’à 300.000 passagers. En juin déjà, après une première suspension soudaine du contrôle aérien, elle avait plaidé pour l’instauration d’un service minimum. Les nouvelles actions renforcent, selon elle, l’urgence d’avancer sur ce dossier : “L’aéroport de Charleroi ne peut continuer à subir des interruptions à répétition sans solution structurelle.”
Le conflit social porte sur l’octroi de primes de nuit réclamées par les contrôleurs aériens de Charleroi. Un désaccord qui, faute d’avancée, plonge désormais l’aéroport dans une série de nuits sous tension.