
Des enquêteurs ont "réalisé des perquisitions", notamment au siège de Carris, l'entreprise publique qui gère les funiculaires, les tramways et les bus de Lisbonne, a indiqué à l'AFP un porte-parole du parquet général, sans autre précision.
D'après les médias locaux, des inspecteurs de la police judiciaire ont mené plusieurs perquisitions visant des responsables de Carris et de l'entreprise à laquelle avait été sous-traitée la maintenance de l'emblématique "ascenseur de la Gloria".
Le 3 septembre 2025, une des deux cabines du funiculaire avait dévalé cette rue pentue à toute vitesse et déraillé avant de s'écraser contre un immeuble, faisant 16 morts et une vingtaine de blessés.
Parmi les victimes - huit hommes et huit femmes âgés de 36 à 82 ans - figuraient cinq Portugais et 11 étrangers: trois Britanniques, deux Sud-Coréens, deux Canadiens, une Française, un Suisse, un Américain et un Ukrainien.
Selon le Bureau d'enquête sur les accidents aériens et ferroviaires portugais, l'accident a été provoqué par la déconnexion du câble qui reliait les deux cabines du funiculaire de la Gloria, qui servaient comme contre-poids l'une de l'autre.
D'après les conclusions d'un rapport préliminaire, publié en octobre dernier, "le câble n'était pas conforme aux spécifications" exigées par Carris, qui avait confié l'entretien du funiculaire à un sous-traitant.
Les enquêteurs ont alors indiqué que les opérations régulières d'entretien avaient bien été "enregistrées comme exécutées" mais ils ont également "recueilli des éléments selon lesquels ce registre ne correspond pas aux tâches réalisées effectivement".
Le rapport final doit être publié à l'automne prochain. A la suite de la publication d'un rapport accablant sur les causes de l'accident, le conseil d'administration de Carris avait démissionné en octobre. Les trois ascenseurs historiques de la capitale portugaise, exploités par Carris, restent pour l'heure à l'arrêt.