
Mario Centeno, surnommé par ses pairs le “Cristiano Ronaldo de l’Ecofin”, a annoncé mardi son intention de quitter la présidence de l’Eurogroupe qu’il occupait depuis décembre 2017, après avoir remis le même jour sa démission du poste de ministre portugais des Finances.
Les spéculations sur un départ imminent de M. Centeno circulaient depuis plusieurs mois, lui attribuant des visées sur le poste de gouverneur de la Banque du Portugal qui se libère le 7 juillet.
“Mon mandat en tant que président de l’Eurogroupe prendra fin le 13 juillet 2020. Jeudi, j’informerai mes collègues de l’Eurogroupe que je ne briguerai pas un deuxième mandat, car le 15 juin je cesserai d’être ministre des Finances du Portugal”, a annoncé M. Centeno sur son compte Twitter.
“Par la même occasion, je lancerai jeudi un appel aux candidatures et je tracerai les grandes lignes du processus conduisant à l’élection prévue le 9 juillet”, a ajouté l’économiste de 53 ans.
Selon des sources européennes, plusieurs ministres européens seraient intéressés par le poste, étroitement lié aux questions financières de l’UE.
Pierre Gramegna, ministre des Finances du Luxembourg, fait partie des premiers cités. Dans une interview donnée à RTL, il a d’ailleurs reconnu l’attrait pour le poste: “Ce serait évidemment un honneur, si une telle chose pouvait arriver.”
L’Espagnole Nadia Calvino et l’Irlandais Paschal Donohoe seraient également susceptibles d’être intéressés pour le remplacer. Ce ne serait par contre pas le cas de leur homologue français, Bruno Le Maire, selon son ministère.
La présidence de l’Eurogroupe est traditionnellement confiée à un ministre des Finances de la zone euro, qui est élu pour un mandat de deux ans et demi à la majorité simple des voix.