
Les conditions imposées récemment par la compagnie aérienne à bas coût au Portugal à une trentaine de ses membres d’équipage, sans compter les pilotes. Ce sont nos confrères du quotidien portugais Jornal de Notícias qui ont relayé l’affaire.
Dans l’article paru le 13 août dernier, les journalistes portugais affirment que Ryanair a proposé un salaire de base de 588 euros bruts mensuels à des agents recrutés par une société d’intérim qui ne travaille qu’avec la compagnie aérienne. Le Portugal a cependant fixé son salaire minimum légal à 635 euros.
Ceux qui ne seraient pas intéressés par cette offre peuvent également choisir une autre option, celle de l’expatriation et travailler pour le groupe soit au Royaume-Uni ou en Irlande à partir du 1er septembre 2020. Si aucune des deux options ne devait satisfaire l’employé(e), c’est la porte, comme le relate Jornal de Notícias.
Le président du syndicat du personnel navigant de l’aviation civile du Portugal a qualifié ces deux alternatives d’"indécentes”. Une procédure judiciaire a d’ailleurs été engagée à l’encontre de la compagnie aérienne pour “harcèlement et discrimination au travail”.
La réponse de Ryanair n’a pas tardé à jeter de l’huile sur le débat en feu puisque selon la compagnie, la rémunération de ces employés est composée d’un “certain nombre d’éléments” comme la prime de vol ou les commissions sur les produits vendus en vol qui viennent s’ajouter au salaire de base.