
"Nous avons frappé (la banlieue sud de Beyrouth) en réaction aux tirs incessants du Hezbollah sur les localités du nord" d'Israël, a déclaré le général de brigade Effie Defrin.
"Tsahal poursuivra ses opérations dans tout le Liban et intensifiera ses coups portés sur l'organisation terroriste Hezbollah", a-t-il ajouté, "nous ne permettrons pas la poursuite de tirs visant les citoyens de l'Etat d'Israël".
Les forces armées iraniennes ont estimé dimanche qu'Israël avait "franchi toutes les lignes rouges" en attaquant Beyrouth, l'appelant à "cesser ses attaques" au Liban.
"Si elle étend ses attaques dans cette région ou riposte aux actions de l'Iran, elle subira des revers encore plus cuisants, et des attaques destructrices seront lancées contre le régime et ses soutiens", a déclaré le chef du commandement des forces armées iraniennes, le général Ali Abdollahi, dans un communiqué publié à la télévision.
L'Iran a averti dimanche que ses tirs de missiles sur Israël étaient un "avertissement" en représailles au bombardement israélien de la banlieue sud de Beyrouth, prévenant que toute nouvelle agression ferait l'objet d'une "riposte plus forte".
"L'opération de ce soir est un avertissement. Si de telles agressions se reproduisent, la riposte sera plus large et visera toutes les cibles américano-sionistes de la région" du Moyen-Orient, ont déclaré dans un communiqué les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran.
L'armée israélienne a estimé dimanche que l'Iran avait commis "une grave erreur" en lançant des missiles iraniens vers Israël, les premiers depuis le cessez-le-feu du 8 avril.
"Le régime terroriste iranien a commis une grave erreur en choisissant une nouvelle fois la voie du terrorisme", a déclaré le général de brigade Effie Defrin, le porte-parole de l'armée, lors d'une courte allocution télévisée. "Nous ne permettrons pas la poursuite de tirs visant les citoyens de l'Etat d'Israël".
L'Irak a annoncé dimanche soir la fermeture temporaire de son espace aérien, tout comme la Syrie partiellement, à la suite des tirs de missiles iraniens sur Israël.
L'autorité de l'aviation civile irakienne a annoncé une fermeture de 72 heures, l'autorité syrienne choisissant elle de fermer ses "corridors aériens du sud" pour 12 heures et de suspendre l'activité de l'aéroport international de Damas.
L'Iran a également fermé dimanche soir jusqu'à nouvel ordre son espace aérien dans la partie ouest du pays.