
Après le Premier ministre Sébastien Lecornu venu à Marseille jeudi pour présider une cellule interministérielle de crise, c'est au tour du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, de venir vendredi sur le terrain, dans l'Aude où un incendie fait rage depuis deux jours.
Un peu plus au sud, à Narbonne, un incendie s'est aussi déclaré en milieu d'après-midi avant d'être fixé en soirée, après avoir brûlé deux maisons, selon la préfecture, qui signale que 12 personnes ont dû être mises en sécurité.
Plus à l'est, dans le Gard, à Milhaud, un incendie parti dans un entreprise de palettes de bois n'était pas encore fixé dans la soirée et avait parcouru 130 hectares.
L'A9 a été fermée à plusieurs endroits en raison des incendies: vers Orange et vers Béziers, en direction de l'Espagne.
Ces incendies, d'origine humaine dans 9 cas sur 10, trouvent un terrain favorable dans les conditions climatiques extrêmes que connaît la France actuellement: des températures très hautes, un vent fort, sur une végétation qui a profité des pluies du printemps mais est aujourd'hui totalement asséchée.
L'incendie à Sainte-Marie-la-Mer et Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales) ayant entraîné l'évacuation d'un peu plus de 3.000 personnes jeudi est désormais fixé, a indiqué vendredi la préfecture.
"Le feu de forêt et de végétation est désormais fixé. Le feu industriel, actif cette nuit dans la zone technique du port de Canet, est à ce stade circonscrit", écrit la préfecture dans un communiqué.
"Dans les campings, 281 bungalows ont été détruits par les flammes", ajoute-t-elle.
"Six civils, dont un enfant", ont été légèrement blessés, de même que six pompiers volontaires, tandis que sept policiers municipaux ont subi des intoxications légères.
Parti de Sainte-Marie-la-Mer, l'incendie s'est propagé jeudi à Canet-en-Roussillon, touchant le pôle nautique.
Au moins trois campings ont été touchés, entraînant l'évacuation de 1.700 campeurs, tandis que 1.500 autres personnes ont aussi dû quitter des entreprises.
Un incendie s’est déclaré dans la commune de Vouzela, dans le district de Viseu, au nord du Portugal, peu après 3h du matin ce jeudi 2 juillet.
Au fil des heures, le feu a gagné en intensité, mobilisant un dispositif massif : à 10h20, plus de 200 pompiers, appuyés par 45 véhicules et huit moyens aériens, étaient engagés pour tenter de le maîtriser, selon la Protection civile.
Malgré l’ampleur des moyens déployés, le brasier restait hors de contrôle jeudi. Le front principal évolue à proximité de l’autoroute A25, l’axe qui relie Aveiro à Vilar Formoso, mais les autorités se veulent rassurantes : aucun village n’est menacé à ce stade, assure le commandement opérationnel de Viseu.
Le chef des pompiers volontaires de Vouzela, Francisco Lima, explique que l’incendie présentait initialement trois fronts actifs, avant de se concentrer sur un seul. "Mon objectif est de parvenir à le contenir rapidement, maintenant que nous disposons de davantage de ressources", confie-t-il.
La nuit a toutefois été éprouvante pour les équipes. Un pompier a été intoxiqué par les fumées et transporté aux urgences de São Pedro do Sul. Il a pu être pris en charge et son état est désormais considéré comme stable.
Les opérations se poursuivent sans interruption, dans une région où la végétation sèche et les vents irréguliers compliquent le travail des secours.
La Vénétie, région du nord-est de l'Italie, a déclaré jeudi l'état d'urgence en raison de la sécheresse qui la frappe, tandis qu'une grande partie des Etats-Unis est en proie à une chaleur étouffante qui pourrait battre dans les jours à venir des records et peser à la fois sur le Mondial de football et les célébrations du 250e anniversaire du pays.