
Le mouvement, qui réunit notamment les syndicats des hôtesses et stewards, des cheminots et du métro, intervient alors que les aéroports portugais font déjà face à de longues files d’attente, en particulier à Lisbonne. Selon le journal The Resident, la seule compagnie TAP pourrait devoir annuler jusqu’à 300 vols sur la journée. Portugália et SATA sont également susceptibles d’être touchées.
Les syndicats dénoncent les réformes envisagées par le gouvernement, accusées de faciliter les licenciements et d’assouplir les règles encadrant l’externalisation. Le SNPVAC, qui représente le personnel navigant, parle d’une « attaque sans précédent contre des droits établis ». Près de 79 % de ses membres ont voté pour rejoindre la mobilisation, qui concernera aussi les médecins.
Les perturbations ne se limiteront pas au ciel. Le syndicat FECTRANS, actif dans les transports publics, participera lui aussi à la grève. Le métro de Lisbonne et plusieurs réseaux urbains à travers le pays risquent donc d’être fortement ralentis, voire partiellement à l’arrêt, compliquant les déplacements des habitants comme des touristes.
Cette journée noire intervient alors que la mise en place du nouveau système européen EES provoque déjà des files interminables dans de nombreux aéroports du continent. À Lisbonne, les autorités jonglent entre activation et désactivation du dispositif pour tenter de fluidifier le passage des voyageurs.
Pour celles et ceux qui doivent voyager le 3 juin, les autorités recommandent de vérifier l’état de leur vol, d’anticiper largement leur arrivée à l’aéroport et de se préparer à des retards importants.