
En 2017, le déséquilibre des comptes publics avait dérapé à 3% du PIB en raison de la recapitalisation de la banque publique Caixa Geral de Depositos (CGD), opération sans laquelle le déficit se serait établi à 0,9% du PIB.
Dans son budget de l’Etat pour cette année, le gouvernement socialiste portugais prévoyait pour 2018 un déficit de 0,7% du PIB puis, début février, le ministre des Finances Mario Centeno avait affirmé que cet indicateur serait “proche de 0,6%". Pour 2019, il table sur un déficit de 0,2%.
“En 2018, les besoins de financement des administrations publiques ont atteint 912,8 millions d’euros, ce qui correspond à 0,5% du PIB contre 3% en 2017", a indiqué l’office des statistiques dans un communiqué.
“L’amélioration du solde en 2018 est surtout le résultat d’une augmentation de la recette courante, en particulier celles des recettes fiscales et des contributions à la sécurité sociale, reflétant l’évolution de l’activité économique et de l’emploi”, a-t-il ajouté.Grâce à une embellie de la conjoncture économique, l’exécutif qui a pris le pouvoir en 2015 grâce au soutien de la gauche radicale a continué à assainir les comptes publics du
pays tout en mettant fin à plusieurs mesures d’austérité mises en oeuvre par le précédent gouvernement de droite.
A environ six mois des prochaines élections législatives, pour lesquelles les socialistes sont donnés favoris, le gouvernement prévoit une croissance économique de 2,2% cette année, contre 2,3% en 2018, tandis que le taux de chômage devrait poursuivre sa baisse à 6,3%.
Le Portugal, qui a échappé au défaut de paiement en 2011 grâce à un plan d’aide internationale de 78 milliards d’euros assorti d’un vaste programme de rigueur budgétaire, reste plombé par une importante dette publique.
“La dette brute des administrations publiques s’est réduite de 124,8% du PIB en 2017 à 121,5% du PIB en 2018", a indiqué mardi l’institut de statistiques.