
"Nous allons garantir à tous les Français, comme cela se pratique dans tous les pays du monde, un droit naturel et juste. Avec nous les Français, quelles que soient leur couleur de peau ou leur religion, leur origine ou leur résidence (...) seront prioritaires chez eux", a développé la candidate à la présidentielle, dans son fief d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).
Elle a promis que le logement serait "un des grands chantiers" de son quinquennat, et souhaité "donner la priorité d'accès au logement social aux Français" ainsi que leur "réserver" les aides personnelles au logement (APL).

La leader du Rassemblement national entend aussi "abroger" la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain) qui oblige les maires à réserver une partie de leur parc immobilier au logement social, et permettre la vente "d'un certain nombre de HLM aux Français", tout en procédant à "l'expulsion des familles délinquantes" de ces logements sociaux.
"Il n'y a rien, mes chers amis, de plus heureux que le sentiment d'exprimer une harmonie dans son foyer en pouvant dire "je suis chez moi"", a plaidé la candidate d'extrême droite, en valorisant la propriété individuelle.
Par cette politique du logement visant à "libérer la construction, valoriser le parc existant, encourager et protéger la propriété", les terrains publics "seront mis gratuitement à disposition des constructeurs" qui devront "en contrepartie" construire "des milliers d'appartements" à loyer modéré.

Marine Le Pen entend aussi supprimer le "zéro artificialisation nette" (ZAN), une "norme idéologique" à ses yeux, et faire "cesser (la) politique absurde" des diagnostics de performance énergétique (DPE) des logements qui déterminent leur valeur.
Elle a redit vouloir remplacer Ma Prime Renov' par un dispositif "100% rénov" consistant en "un prêt à taux zéro" pour les travaux de rénovation, et lancer une "vaste politique de transformation des bureaux vacants en logements".

"Cette présidentielle décidera de tout, soit de laisser notre pays s'enliser dans les sables mouvants des habitudes et des turpitudes, soit le sursaut, celui que nous voulons et qui mènera à la renaissance de la France", a-t-elle plaidé.
En ajoutant que la "renaissance" qu'elle appelle de ses voeux ne "sera pas seulement politique et économique" mais "transformera notre manière de vivre, d'habiter et de regarder notre pays".