Selon TrumpLa signature d'un accord avec l'Iran est "prévue" dimanche

AFP
Donald Trump a affirmé samedi que la signature d'un accord avec l'Iran était "prévue demain", dimanche, peu après que le porte-parole de la diplomatie iranienne a pourtant écarté cette possibilité.
© ALEX WONG/Getty Images via AFP

"La signature de l'accord est prévue pour demain, et dès qu'il aura été signé, le détroit d'Ormuz sera OUVERT À TOUS", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Les deux parties avaient laissé entendre ces dernières heures qu'un accord était sur le point d'aboutir pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

"Nous sommes plus proches que jamais d'un accord de paix", qui pourrait intervenir "dans les prochaines 24 heures", a aussi affirmé plus tôt samedi le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, dont le pays a joué un rôle de médiateur dans le conflit.

Deuxième version

L'optimisme avait toutefois été quelque peu refroidi peu après par le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, qui a affirmé à l'agence de presse gouvernementale Irna que la signature n'interviendrait pas dimanche, mais plutôt dans "les prochains jours".

Les versions d'un éventuel accord données par les médias iraniens et Washington divergent, après des semaines de négociations laborieuses.

L'agence de presse iranienne Mehr a publié ce qu'elle a présenté comme une ébauche de protocole en 14 points, remplissant une série de conditions iraniennes, dont le droit à l'enrichissement d'uranium, et le déblocage rapide de 24 milliards de dollars de fonds iraniens gelés à l'étranger.

Mais Washington a livré une toute autre version.

Washington irait récupérer l'uranium enrichi

Le président américain a ainsi affirmé dans son message que Washington irait récupérer l'uranium enrichi en Iran "le moment venu" pour le "diluer et le détruire, que ce soit en Iran ou aux États-Unis".

Présentant cet accord comme "UN MUR CONTRE L'ARME NUCLÉAIRE", le milliardaire républicain a affirmé que les Iraniens ne "voulaient plus d'arme nucléaire" et qu'ils "n'en auraient pas, que ce soit par achat, développement ou tout autre moyen d'acquisition".

Il également assuré qu'"aucun argent" ne changerait "de mains".

"Espérons que ce processus se déroulera rapidement, facilement et sans accroc. Si ce n'est pas le cas, nous disposons de l'ultime alternative, que nous espérons ne plus jamais avoir à utiliser !", a conclu Donald Trump, qui n'a pas précisé la nature de cette menace.

Le conflit au Moyen-Orient, déclenché par des frappes américano-israéliennes le 28 février avant un cessez-le-feu le 8 avril, a embrasé la région, fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.

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