365 décès en 24hLa France se prépare à une "vague extrêmement élevée" d'épidémie

RTL Infos
Edouard Philippe a mis en garde vendredi contre "la vague extrêmement élevée" de l'épidémie de coronavirus qui "déferle sur la France", prédisant que "la situation va être difficile pendant les jours qui viennent".
© AFP

“Nous nous installons dans une crise qui va durer, dans une situation sanitaire qui ne va pas s’améliorer rapidement. Il va falloir tenir”, a exhorté le Premier ministre après une visioconférence avec l’ensemble du gouvernement à la Cellule interministérielle de crise installée au ministère de l’Intérieur.

Avec 365 décès supplémentaires en 24 heures, dont celui d’une jeune fille de 16 ans en région parisienne, l’épidémie de coronarivus continue de s’aggraver et de se répandre de façon rapide, ce qui a conduit à une évacuation inédite de patients de l’Est en TGV médicalisé pour alléger la pression sur les hôpitaux de cette région.

Pour le directeur général de la Santé, le Pr Jérôme Salomon, l’information, “triste, très triste”, concernant la jeune fille est “importante, puisque les formes sévères chez les sujets jeunes sont extrêmement rares”. “Elles surviennent de temps en temps pour des raisons multiples. On le voit notamment dans certaines infections virales (avec) des formes extrêmement sévères exceptionnelles”, a-t-il souligné.

Jeudi soir, le dernier bilan portait à 1.696 le nombre de morts du covid-19 enregistrés à l’hôpital depuis le début de l’épidémie fin janvier et 3.375 patients étaient en réanimation (+548 en une journée) sur un total de 13.904 (+ 2.365) patients hospitalisés en France.

ALSACE: “C’EST DE PIRE EN PIRE”

Un patient transporté en urgence vers la réanimation à l'hôpital Louis Pasteur à Colmar, le 26 mars 2020
Un patient transporté en urgence vers la réanimation à l’hôpital Louis Pasteur à Colmar, le 26 mars 2020
© AFP

Alors que la “vague” est en train de s’abattre sur l’Ile-de-France, vingt patients ont été évacués depuis Strasbourg à bord d’un TGV médicalisé: il a effectué un premier arrêt à Angers avant de toucher en fin de journée son terminus, Nantes. Les malades devaient être répartis dans les hôpitaux de ces deux villes ainsi qu’au Mans et à la Roche-sur-Yon, régions moins touchées pour le moment.

“C’est de pire en pire” : chef des urgences de l’hôpital de Colmar, Yannick Gottwalles alerte sur la situation “dramatique” de son service “proche de la rupture” face à une “vague” de patients qui “n’a pas l’air de vouloir s’arrêter”.

“Les modèles prédisent un pic (de malades infectés) entre le 24 et le 28 mars mais je crains de plus en plus (qu’ils) soient faux et que ça va encore continuer”, explique à l’AFP ce cardiologue de formation, qui dirige le pôle Urgences des Hôpitaux civils de Colmar (HCC).

Des doutes alimentés par son expérience de “terrain” : “les gens continuent à arriver, ça augmente en intensité” et “en gravité”, poursuit le médecin, “inquiet” face à une “vague qui n’a pas l’air de vouloir s’arrêter” : “la situation est dramatique, c’est de pire en pire tous les jours”.

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