
Vers l’infini et au-delà. Mercredi matin, Didier Renyders et Etienne Schneider, Vice-Premiers ministres de la Belgique et du Luxembourg, ont signé un accord pour concevoir et réaliser ensemble un cadre international permettant l’exploration de l’espace et l’utilisation des ressources spatiales.
Ambitieux ? Sûrement ! La stratégie luxembourgeoise, novatrice en Europe et reconnue comme avant-gardiste malgré l’avance des américains, ne peut que séduire les éventuels décideurs. Pour preuve, plusieurs déjà pays ont déjà choisi de rejoindre l’aventure: “Après la Chine, le Japon, les Émirats arabes unis, la République tchèque, le Portugal et la Pologne, notre pays voisin, la Belgique, est le septième pays avec lequel le Luxembourg coopérera dans le secteur des ressources spatiales” explique Etienne Schneider. La Belgique tenait elle à ne pas manquer le bon wagon: “Si l’on n’est pas dans la course dès le départ, il sera plus difficile d’y participer à l’avenir” a notamment déclaré Didier Reynders à la presse belge.
Pour rester plus terre à terre, notons tout de même que ce renfort tombe à pic pour le gouvernement, qui peut doucement oublier son investissement perdu dans Planetary Resources.
“L’exploitation des ressources spatiales devrait concerner, dans un premier temps, la Lune et les astéroïdes proches de la Terre” écrivent le ministère de l’Économie luxembourgeois et le ministère des Affaires étrangères belges. Un objectif encore utopique, nul ne pouvant dire quand et comment une entreprise sera capable d’aller chercher de précieuses matières premières - comme des métaux rares ou de l’eau - à extirper d’un caillou en plein vol interplanétaire, tout en faisant du profit.