
À commencer par les avancées scientifiques. Jamais l’humanité n’a été si bien préparée à affronter une pandémie. Dans les années 80, avec le sida, plus de deux ans ont été nécessaires pour identifier le virus. Cette fois-ci, et alors que les premiers cas de ce nouveau coronavirus ont été signalés en Chine fin décembre 2019, dès le 7 janvier, le virus responsable, le Covid-19, avait déjà été identifié. Au jour 10, la séquence de son génome était disponible.
Il faut tout de même garder une donnée importante à l’esprit, ce n’est pas la peste noire! 81% des cas sont bénins, et le taux de mortalité reste très bas. En France, le ministère de la Santé le répète en boucle : “98% des personnes guérissent” du coronavirus. En Iran, une femme de 103 ans a guéri du nouveau coronavirus, rapporte l’agence officielle iranienne Irna, alors que la maladie est censée être beaucoup plus dangereuse pour les personnes les plus âgées.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a dit espérer un vaccin contre le nouveau coronavirus “avant l’automne”, au lendemain de sa rencontre avec les responsables d’un laboratoire allemand.
“Ils travaillent sur une technologie prometteuse pour développer un vaccin contre le coronavirus”, a déclaré la cheffe de l’exécutif européen.
Le laboratoire français Sanofi s’est dit prêt à offrir aux autorités françaises des millions de doses de l’anti-paludique Plaquenil, pouvant traiter potentiellement 300.000 malades, après des essais jugés “prometteurs” auprès de patients atteints du Covid-19. Le Plaquenil, une molécule d’hydroxychloroquine, également utilisée depuis des décennies dans les maladies auto-immunes de type lupus ou polyarthrite rhumatoïde, pourrait en effet avoir un effet sur la disparition du virus, a indiqué lundi le professeur Didier Raoult, directeur de l’Institut Hospitalo-Universitaire de Marseille.
Mardi, des chercheurs australiens ont annoncé avoir cartographié la dynamique de la contre-attaque immunitaire de l’organisme contre le nouveau coronavirus, une percée potentielle dans la lutte contre le tueur mondial.
Dimanche, le groupe de luxe LVMH a annoncé que sa branche parfums allait fabriquer des gels hydroalcooliques mis gracieusement à disposition des autorités sanitaires françaises. Mercredi, le groupe sucrier Tereos (Béghin-Say) et le groupe de spiritueux français Pernod-Ricard ont annoncé leurs décisions de produire du gel hydroalcoolique et de fournir de l’alcool entrant dans la composition de ce dernier.
Des images satellite de la Nasa ont montré une baisse significative de la pollution en Chine liée au ralentissement de l’économie provoqué par l’épidémie de coronavirus. Idem dans le nord de l’Italie. Les concentrations de dioxyde d’azote (NO2), gaz polluant issu d’activités humaines, ont reculé dans le Nord de la péninsule, une région soumise au confinement à cause du coronavirus, a indiqué mardi le service européen Copernicus. Comme le confinement se généralise, la baisse de la pollution va suivre le même chemin.

Enfin, et même si c’est plus anecdotique, à Venise, où presque plus aucun bateau ne circule, l’eau est redevenue transparente. Les habitants redécouvrent ce que ça fait de voir les poissons barboter dans les canaux.
L’animal est considéré comme l’une des espèces les plus braconnées au monde. Utilisées dans la médecine chinoise, ses écailles s’arrachent à prix d’or.

Mais il est soupçonné par une équipe de chercheurs chinois d’avoir transmis le coronavirus à l’homme, sur un marché à Wuhan, en Chine. Depuis, les ventes de pangolin ont chuté. Ironiquement, le Covid-19 pourrait sauver ce petit mammifère inoffensif.