Six mois de prison fermeIl se fait passer pour son copain, se glisse dans son lit et la viole

RTL Infos
Un homme a été condamné par le tribunal de Besançon pour s'être fait passé pour le copain d'une femme et l'avoir agressé sexuellement. "Elle a exprimé du plaisir !" s'est-il défendu.

L’affaire remonte à juin 2015 à Champvans-les-Moulins, rapporte l’Est Républicain.

Une femme, son copain et l’ami d’enfance de ce dernier sortent d’une nuit blanche, après avoir consommé alcool et drogue. Le couple se couchent, font l’amour et s’endorment. L’homme se réveille et rejoint son ami.

Qu’est-ce qu’ils se disent? La justice ne le saura pas. Toujours est-il que l’ami d’enfance rejoint le lit de la femme et pénètre sa victime encore à moitié endormie, couchée sur le ventre. “Sa proie” dira le parquet.

“POUR MOI, C’ÉTAIT MON CHÉRI”

C’est horrible à dire, mais c’était un moment agréable, doux et lent. Pour moi, c’était mon chéri”, expliquera la femme. Jusqu’à ce qu’elle se retourne, plusieurs minutes après et reconnaisse son agresseur. “Elle a crié, l’a repoussé avec ses pieds, a mis un oreiller sur sa tête pour hurler”, détaillera son avocate.

À la barre, l’agresseur ose affirmer qu’ “Elle a exprimé du plaisir !”, comme si cela excusait son geste.

“MES ÉMOTIONS SONT RESTÉES BLOQUÉES”

La défense, qui a plaidé la relaxe, s’est dit aussi étonnée de l’attitude de la victime, qui a quitté la chambre pour rejoindre les deux amis, comme si rien ne s’était passé, prenant même un café avec eux. “Chacun a son mode de réaction, certaines personnes réagissent en explosant de colère, d’autres avec sidération. C’est son cas”, éclaire Margaret Parietti pour le parquet. “J’étais dans le déni. Mes émotions sont restées bloquées à cause de ma frayeur”, analyse après coup la victime.

La procureure est formelle : “L’accord doit être préalable !”. “c’est avant qu’il aurait fallu demander à Madame si elle était d’accord. Je ne dis pas que Monsieur est un prédateur, il y a un contexte qui fait qu’il a pensé que c’était permis, mais la loi nous dit que non.

Un an de prison avec sursis a été requis par la procureure. Le tribunal y a rajouté six mois de prison ferme, et une inscription au fichier national des auteurs d’infractions sexuelles.

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