"Il n'y a aucun endroit sûr"Frappe meurtrière sur un hôpital de la bande de Gaza

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Le Hamas a fait savoir qu'un bombardement israélien avait touché un hôpital et fait plusieurs morts ce vendredi sur la bande de Gaza.
Plusieurs corps de victimes de bombardements israéliens déposés devant l'hôpital al-Shifa le 8 novembre, deux jours avant le bombardement de ce dernier.
Plusieurs corps de victimes de bombardements israéliens déposés devant l’hôpital al-Shifa le 8 novembre, deux jours avant le bombardement de ce dernier.
© Dawood NEMER / AFP

Le plus grand complexe hospitalier de la bande de Gaza a subi vendredi selon les Palestiniens une frappe meurtrière dans le nord du territoire où des combats font rage entre l’armée israélienne et le Hamas.

Le mouvement islamiste palestinien a fait état de 13 morts dans cette frappe sur le complexe de l’hôpital Shifa qu’il a attribuée à Israël comme le directeur de l’hôpital.

“Treize martyrs et des dizaines de blessés dans une frappe israélienne sur le complexe d’Al-Shifa aujourd’hui” dans la ville de Gaza, a déclaré vendredi Salama Maarouf, le patron du bureau de presse du Hamas.

L’armée israélienne, qui n’a pas communiqué dans l’immédiat sur une telle opération, avait indiqué jeudi soir qu’une de ses divisions menait d’importantes opérations dans une zone “très très proche” de l’hôpital.

Un père de famille de 32 ans qui se fait appeler Abou Mohammed a raconté à l’AFP s’être réfugié à al-Shifa, dans l’ouest de la ville de Gaza, avec 15 de ses proches après des bombardements sur son quartier dans l’est. Il n’y a aucun endroit sûr, l’armée a frappé al-Shifa, je ne sais plus quoi faire”, dit-il.

Des tunnels du Hamas sous les hôpitaux?

Depuis des années, Israël accuse le Hamas d’utiliser les hôpitaux pour mener des attaques ou cacher des tunnels, et les civils comme boucliers humains.

“Les chars israéliens assiègent quatre hôpitaux de l’ouest de Gaza-ville”, mettant en danger des dizaines de milliers de patients et de déplacés qui y ont trouvé refuge, a affirmé vendredi le ministère de la Santé du Hamas. Des témoins ont vu notamment l’hôpital pour enfants d’al-Rantissi encerclé par des chars.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a répété de son côté qu’Israël ne cherchait pas à “gouverner ou occuper” la bande de Gaza, plus d’un mois après le début de la guerre avec le Hamas qui a conduit à une situation humanitaire dramatique dans ce territoire palestinien assiégé, selon l’ONU et des ONG.

Le patron de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), Philippe Lazzarini, a appelé vendredi à l’arrêt du “carnage” dans la bande de Gaza.

“Raser des quartiers entiers n’est pas une réponse aux crimes odieux commis par le Hamas. Au contraire, cela crée une nouvelle génération de Palestiniens lésés, susceptibles de perpétuer le cycle de la violence. Le carnage doit simplement cesser”, a-t-il déclaré dans une tribune de presse, selon un communiqué de l’UNRWA transmis vendredi aux médias.

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