
Il faut "engager un dialogue étroit avec les États-Unis pour clarifier quelle décision a été effectivement prise et quelles possibilités nous avons d’exercer une influence", a indiqué le chef de la diplomatie lors d'une conférence de presse avec son homologue grec, Giorgos Gerapetritis.
Le président américain Donald Trump a averti samedi qu'il comptait réduire drastiquement le nombre de soldats américains stationnés en Allemagne, après l'annonce d'une baisse de 5.000 des effectifs.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a par ailleurs semblé confirmer dimanche que le déploiement prévu de missiles de croisière de portée intermédiaire Tomahawk en Allemagne n'était plus d'actualité, du moins pour le moment.
"Nous devons considérer cela comme un nouvel appel à développer plus rapidement nos propres capacités et à les rendre disponibles", a ajouté le chef de la diplomatie allemande à propos des plans américains. "Il n'y a pas d'autre voie".
"Le contexte général me montre que nous ne devons pas surestimer des mesures isolées", a-t-il aussi martelé.
Les États-Unis ont annoncé que 5.000 soldats seraient transférés des bases militaires américaines en Allemagne.
Johann Wadephul et d'autres responsables allemands ont tenté ces derniers jours d'apaiser une querelle entre Donald Trump et Friedrich Merz qui avait estimé que "les Américains (n'avaient) visiblement aucune stratégie" en Iran et que Téhéran "humiliait" la première puissance mondiale.
Donald Trump s'en est aussi indirectement pris à l'Allemagne et ses importantes exportations automobiles en annonçant vouloir relever à 25% "la semaine prochaine" les droits de douane sur les véhicules importés aux Etats-Unis depuis l'Union européenne.
Il reproche à l'UE de ne pas respecter l'accord commercial conclu l'été dernier, alors que son processus de validation n'est pas encore arrivé à son terme au sein du bloc des 27.
M. Wadephul n'a pas directement commenté ces derniers propos du président américain.