
Une évolution majeure qui étend aux fourgonnettes de 2,5 à 3,5 tonnes les mêmes obligations que celles imposées aux poids lourds.
Concrètement, ces conducteurs devront désormais suivre des limites strictes de temps de conduite et de repos, jusque-là réservées aux chauffeurs de camions. Pour garantir le respect de ces règles, l’installation d’un tachygraphe intelligent de deuxième génération (G2V2) deviendra obligatoire, avec enregistrement automatique des activités et contrôles facilités.
Le texte clarifie aussi les situations de détachement : cabotage et cross‑trade déclenchent le statut, tandis que les opérations bilatérales ou le simple transit n’y sont pas soumis. Les conducteurs devront transporter les documents nécessaires et les entreprises devront former leurs équipes et organiser le travail en conformité, sous peine de sanctions.
Autre rappel : le repos hebdomadaire d’au moins 45 heures ne pourra pas être pris dans le véhicule, une règle désormais étendue aux utilitaires légers.
Pour ROADPOL, l'association des polices de la route européennes, cette réforme implique une adaptation des contrôles. "Les autorités devront intégrer ce nouveau périmètre et être prêtes à vérifier les tachygraphes G2V2 dans des véhicules plus petits", souligne Jana Peleskova.
Le secteur, lui, est invité à se préparer dès maintenant pour être en règle à l’été 2026.