Système bien rodéDémantèlement d'un trafic d'engins agricoles volés dans le Grand Est

RTL Infos avec AFP
Trois personnes soupçonnées d'avoir volé plus d'une dizaine d'engins agricoles dans la Marne et l'Aube, qui étaient ensuite acheminés vers l'Europe de l'Est, ont été interpellées lundi puis mises en examen mercredi, ont annoncé jeudi la gendarmerie et le parquet.
© CLAUDIUS THIRIET/Biosphoto via AFP

Les suspects ont été mis en examen pour vols aggravés par trois circonstances : recel de bien provenant de vols aggravés, blanchiment et association de malfaiteurs, selon un communiqué du parquet de Châlons-en-Champagne.

Deux d'entre eux ont été placés en détention provisoire, le troisième, "moins impliqué", a été placé sous contrôle judiciaire, a ajouté le parquet.

Il s'agit de trois majeurs résidant dans la Marne et qui étaient déjà connus de la justice, selon le parquet et les gendarmes.

"Plus d'une dizaine d'engins télescopiques de marque Manitou auraient été dérobés depuis le début de l'année" dans la Marne et l'Aube, puis acheminés vers l'Europe de l'Est, principalement en Pologne, selon un communiqué de la gendarmerie nationale.

C'est en mars que les gendarmes ont identifié ce trafic, lors d'un contrôle dans la Meuse d'un camion conduit par un ressortissant polonais qui transportait un de ces engins, dont le vol avait été signalé.

Deux autres convois du même type ont été interceptés par la suite, en France et en Allemagne. Les trois mis en cause auraient touché 90.000 euros en liquide pour ces trois opérations, selon le parquet et la gendarmerie.

Les investigations de la section de recherches de Reims et de la brigade de recherches de Châlons-en-Champagne ont découvert "un mode opératoire particulièrement rodé", avec des vols nocturnes par effraction dans des silos agricoles, dans lesquels les engins télescopiques ciblés étaient repérés au préalable.

Les engins dérobés étaient ensuite "dissimulés dans une carrière isolée", dans l'attente de leur prise en charge vers la Pologne. Afin de limiter les possibilités d'identification, les suspects avaient recours à de fausses identités et à de fausses plaques d'immatriculation, toujours selon le parquet et la gendarmerie.

Trois véhicules ont été saisis lors des perquisitions, ainsi que de plusieurs éléments matériels en lien avec les investigations, "mais aussi du matériel électroportatif, informatique et du cuivre", selon les mêmes sources.

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