Impôts, hôpitaux, écolesCe qu'il faut retenir du discours de Macron
Emmanuel Macron a réalisé ce jeudi soir son "grand oral" sur les leçons du grand débat lancé le 15 janvier. On fait le point sur ses principales déclarations.
Actualisé: 26.04.2019 08:24
Le chef de l’État français a livré ce jeudi, pendant près de deux heures, ses réponses au grand débat, pour tenter d’éteindre la crise des gilets jaunes et relancer son quinquennat à un mois des élections européennes.
D’emblée, Emmanuel Macron a salué les “justes revendications” portées par les gilets jaunes, qui ne doivent pas être “occultées par les violences de quelques-uns”. Évoquant “un mouvement inédit”, il a remarqué qu’il “s’est ensuite progressivement transformé, tiraillé entre les injonctions contradictoires”, puis a été “récupéré par les violences de la société”.
“Mais je ne veux pas que les dérives de quelques-uns occultent les justes revendications portées à l’origine de ce mouvement et profondément soutenues”, a-t-il souligné.
GRAND DÉBAT : UN SENTIMENT D’INJUSTICE
Pendant les trois mois de grand débat, il a dit avoir entendu “un profond sentiment d’injustice: injustice fiscale, injustices territoriales, injustice sociale”, sentiment qui est “installé”. Mais aussi “sentiment de manque de considération”, notamment de la part des “élites, toutes les élites”, et lui-même “au premier chef”, a-t-il dit.
LES PRINCIPALES ANNONCES
Parmi ses principales déclarations et promesses, on citera :
- Il veut baisser “significativement” l’impôt sur le revenu
- Il ne veut plus de fermetures “ni d’hôpitaux ni d’écoles” d’ici 2022
- Il veut abaisser à 1 million de signatures le seuil pour un référendum d’initiative partagée
- Il a exhorté à être “intraitable” face à “un islam politique qui veut faire sécession avec notre République”, en plaidant notamment pour “renforcer les contrôles des financements qui viennent de l’étranger”.
- Il est prêt à “abandonner” l’objectif de 120.000 suppressions de postes de fonctionnaires
- Il veut des classes de 24 élèves maximum de la grande section de maternelle au CE1
- Il demande de “travailler davantage” pour financer la baisse d’impôts
- Il annonce que les retraites “de moins de 2.000 euros” seront réindexées sur l’inflation en 2020, mesure attendue, mais aussi qu’aucune pension n’augmentera moins vite que les prix à partir de 2021
- Il a annoncé “un nouvel acte de décentralisation” dans les territoires, qui devra aboutir “au premier trimestre 2020”.