Cascais, station balnéaire cossue des environs de Lisbonne, a commencé vendredi à produire ses propres masques de protection contre le nouveau coronavirus, pour subvenir aux besoins de ses quelque 214.000 habitants.
La municipalité espère être en mesure d’assurer “la protection de ses citoyens sur une longue durée”, a expliqué le maire, Carlos Carreiras.
La commune a acquis deux machines de Chine afin de fabriquer à terme quelque cinq millions de masques par mois. Les masques, dont les quatre unités seront vendues au prix d’un euro, seront disponibles dans plus de 400 distributeurs installés dans la ville situé à l’ouest de Lisbonne.
“Pour une partie de la population plus pauvre, ces masques seront gratuits. Ils seront aussi gratuits pour les usagers des transports publics”, où le port du masque est devenu obligatoire, a précisé le maire.
La commune avait déjà lancé une initiative inédite au Portugal en proposant des tests gratuits de dépistage au nouveau coronavirus à tous ses habitants.
Au rythme de quelque 20.000 tests par mois, ce dépistage sera conclu dans une dizaine de mois environ et coûtera un peu plus d’un million d’euros, un budget financé très majoritairement par la municipalité.
Très dépendante du tourisme, la ville de Cascais espère ainsi redonner confiance aux visiteurs étrangers afin de relancer l’économie de cette région.
Le Portugal, qui n’a pas été aussi durement frappé par la pandémie de Covid-19 que d’autres pays européens comme l’Espagne voisine, a recensé un nombre cumulé de 1.465 décès et près de 34.000 cas officiellement déclarés, selon le dernier bilan officiel.