
Cette semaine, Bruno Le Maire a confirmé l’objectif donné à Air France de réduire de 50% son volume d’émission de CO2 sur ses vols métropolitains d’ici la fin 2024 afin de rassurer les Écolos à l’Assemblée qui soulignent l’absence de contreparties climatiques concrètes.
De quoi obliger la compagnie à “réduire drastiquement” ses vols sur les lignes où une liaison ferroviaire permet de se déplacer en moins de 2 heures 30. Des suppressions qui seront compensées par des aides de l’État.
Il assume totalement son choix: “quand il y a une alternative avec le train en moins de 2 heures 30, il faut privilégier le train, et ça suppose la fermeture de certaines lignes il n’est pas question d’avoir des compensations carbone, c’est bien de fermetures de lignes dont il s’agit.” “Une proposition forte, radicale” selon les mots du ministre de l’Économie qui précise que “personne n’a eu le courage de le faire pendant des années et qu’avec Élisabeth Borne, nous avons le courage de le faire et de le dire très clairement: on va effectivement supprimer des lignes intérieures là où le train est préférable en terme d’émission de CO2”.
Bruno Le Maire a également invité les parlementaires à plusieurs travaux pour accompagner au mieux la compagnie aérienne dans sa transition écologique. Il faut néanmoins s’assurer que Air France reste compétitive avec ces exigences environnementales, notamment face aux compagnies low cost.
Le ministre n’a pas encore précisé le nombre de lignes concernées par les suppressions annoncées. Cette stratégie avait déjà été proposée il y a presque un an par le député de la France Insoumise François Ruffin accompagné de plusieurs de ses collègues.
72 trajets étaient alors concernés afin de réduire la pollution “inutilement” émise par le trafic aérien, comme par exemple la liaison Paris-Marseille ou Lyon-Nice.