Photos-40°C aux Etats-Unis, près de 50°C en Australie: la météo s'emballe

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Dans l'hémisphère sud, l'Australie vit un été caniculaire infernal: il y a fait jusqu'à 49,5°C. À l'autre bout du monde, aux Etats-Unis, un vortex polaire a fait descendre les températures ressenties sous les -40°C.
© JOSEPH PREZIOSO / AFP

Les Etats-Unis sont en train de geler. Une très large partie du midwest et du nord du pays est prise dans un vortex polaire amenant des températures glaciales, de l’ordre de -30°C, voire beaucoup moins dans certaines régions frontalières du Canada.

À l’autre bout du monde, l’Australie vit un été caniculaire. Ce mois de janvier a été le plus chaud jamais enregistré: plus de 30°C en moyenne et un pic de 49,5°C enregistré le 24 janvier dans le sud du pays.

EST-CE LA FAUTE DU CHANGEMENT CLIMATIQUE ?

Les experts peinent à trouver un consensus pour expliquer de tels extrêmes. Le phénomène de froid qui touche l’Amérique du Nord est connu, il s’agit d’un déplacement massif d’air froid depuis le pôle nord. Il s’explique par l’affaiblissement du jet-stream, un courant d’air censé garder cette masse au-dessus du pôle nord.

“Il y a des indices selon lesquels c’est lié au changement climatique, mais il faut préciser que c’est encore sujet à débat” explique Ben Kirtman, professeur de sciences atmosphériques à l’université de Miami. Il admet que “la science est encore incomplète” et que les météorologues manquent encore de preuves pour expliquer complètement le phénomène.

Les Saint Anthony Falls à Minneapolis sur rivière Mississippi durant le vortex polaire qui touche les USA.
Les Saint Anthony Falls à Minneapolis sur rivière Mississippi durant le vortex polaire qui touche les USA.
© AFP

Le constat est identique en Australie: “Nous avons vu les effets de la vague de chaleur toucher d’importantes parties du pays à travers la plupart du mois, avec des records battus tant sur la durée qu’en ce qui concerne les températures extrêmes enregistrées pour une journée”, a indiqué un responsable du bureau de climatologie, Andrew Watkins.

Selon lui, les conséquences du réchauffement climatique global, qui a vu les températures en Australie croître de plus d’un degré Celsius ces 100 dernières années, “ont aussi contribué” à la vague de chaleur enregistrée en janvier 2019.

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